Corruption au Mozambique : des proches du pouvoir condamnés

Temps de lecture :
Corruption au Mozambique : des proches du pouvoir condamnésNdambi Guebuza (à gauche), fils de l'ancien président du Mozambique Armando Guebuza, avec son père au début de la procédure judiciaire à la prison centrale de Maputo, le 30 novembre 2022 © DR
A A A A A

Au Mozambique, sur les 19 accusés dans l’affaire de corruption de la « dette cachée », 11 proches du pouvoir ont été condamnés à des peines de prison ferme. Le fils de l’ancien président fait aussi partie des condamnés.

Le verdict a été rendu le 7 décembre. Retransmis en direct à la radio et à la télévision, le procès, a duré sept mois. Il a eu lieu dans un tribunal spécialement aménagé dans la cour d’une prison de Maputo. Pour rappel, ce scandale a éclaté en 2016 et a plongé le pays dans la plus grave crise financière depuis son indépendance.

Les personnes accusées étaient jugées pour chantage, détournements de fonds et blanchiment. L’ancien chef du renseignement et de la sécurité de l’État, l’ex-patron du renseignement économique et le fils de l’ancien président ont écopé de 12 ans de prison.

Par ailleurs, cette affaire remonte à 2013, lorsque des banques étrangères ont accordé des prêts secrets de 2 milliards de dollars, garantis par l’État, à des entreprises publiques.

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire