Le bioéthanol, nouvelle alternative au gaz de cuisine au Nigeria

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cuisiniere bioethanolUne cuisinière nigériane fonctionnant au bioéthanol © DR
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Le bioéthanol envahit les cuisines et remplace le gaz butane au Nigeria. Cette solution énergétique est facile d’utilisation et moins chère par rapport au gaz, devenu hors de portée pour de nombreuses familles après la fin des subventions gouvernementales sur les carburants décidée par le président Bola Ahmed Tinubu.

L’inflation galopante, avec une moyenne de plus de 27% sur les 12 derniers mois, a poussé de plus en plus de consommateurs à se tourner vers ces biocarburants, selon l’Alliance pour la cuisine propre (CCA) au Nigeria.

Cette transition vers le bioéthanol, dérivé de biomasse et devenu une option abordable pour les cuisines, s’avère cruciale. Elle permet de réduire les effets nocifs des émanations de fumée dues à l’utilisation traditionnelle du bois ou du charbon. Ces derniers étant responsables de graves problèmes de santé.

Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèlent qu’au Nigeria, plus de 93.00 femmes décèdent chaque année des maladies liées à la pollution de l’air domestique.

Le bioéthanol, une solution prometteuse

Si tous les ménages adoptaient cette alternative, les Nations Unies estiment que les émissions de CO2 au Nigeria pourraient diminuer de plus de 4 millions de tonnes.

Plusieurs ONG appellent également à une intervention étatique face au retour à l’utilisation du bois et du charbon. Bien qu’ils soient moins chers, ils sont très néfastes pour l’environnement et la santé.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) envisage de réglementer l’utilisation et la distribution du bioéthanol. Mais, pour le moment, aucune date précise n’a été fixée pour la mise en œuvre de ces mesures.

Cette transition vers des biocarburants verts offre une alternative prometteuse et nécessaire. D’autant plus qu’elle contribue à la réduction des effets négatifs sur l’environnement et la santé des populations au Nigeria. Mais pas que ! Elle concerne aussi toute la région ouest-africaine. Toutefois, son adoption à grande échelle dépendra de mesures et d’investissements gouvernementaux.

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