Tunisie : le budget 2027 dominé par l’énergie et le phosphate

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Tunisie : les investissements internationaux grimpent à 838,6 MDImage d'illustration d'investissements en Tunisie © DR
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En Tunisie, l’examen du budget 2027 du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a placé au premier plan la sécurité de l’approvisionnement électrique et la relance du phosphate. Réunis le 3 novembre en commission mixte, des élus de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts ont demandé des garanties après les délestages enregistrés durant l’été 2026.

Le ministre de l’Équipement, assurant l’intérim à la tête du département, a présenté un plan destiné à éviter une nouvelle crise lors des pics de consommation. Les discussions ont aussi porté sur le redressement d’un secteur phosphatier jugé stratégique pour les recettes d’exportation, l’emploi dans les bassins miniers et l’équilibre industriel du pays.

Le budget 2027 face au déficit électrique et aux attentes industrielles

Selon les données exposées en commission, la capacité maximale de production électrique a atteint 4.450 mégawatts, alors que la demande a parfois culminé à 6.000 mégawatts pendant l’été. Cet écart a entraîné des coupures intermittentes, qui ont affecté l’activité économique et nourri les critiques des élus. La réponse avancée repose sur un double levier : accroître l’offre et mieux répartir la consommation en dehors des heures de pointe, notamment en concertation avec les industriels.

Lire aussi : Tunisie : le budget 2027 écarte les projets fictifs

Le gouvernement ne mise donc pas sur une réduction globale de l’usage de l’électricité, mais sur un lissage des besoins au fil de la journée. Une campagne de sensibilisation de proximité auprès des entreprises est envisagée pour adapter certains horaires de production et limiter la pression sur le réseau. Cette orientation rejoint un enjeu plus large en Afrique du Nord et sur le continent, où plusieurs pays cherchent à contenir les coûts énergétiques tout en sécurisant l’alimentation des zones industrielles. Dans ce cadre, la Tunisie suit une trajectoire observée ailleurs, avec un intérêt croissant pour la gestion de la demande et pour le renforcement des capacités de production.

L’autre dossier central du budget 2027 concerne le phosphate, secteur historiquement important pour l’économie tunisienne mais affaibli ces dernières années par des difficultés de production et de logistique. Sa relance est suivie de près car elle conditionne une partie des recettes extérieures et de l’activité dans des régions déjà fragiles sur le plan social.

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