Mali : 48 civils tués dans une attaque à Ménaka
Le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak a annoncé la mort de 48 civils lors d’une attaque attribuée au groupe EI, dimanche 18 octobre, près de Tagadayat, dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali. Le bilan reste provisoire, selon le Collectif pour la défense du peuple de l’Azawad, qui fait également état de plusieurs disparus.
Dans un communiqué publié lundi, le Bureau exécutif de la communauté Idaksahak a exprimé « sa vive émotion et son immense consternation » après la mort de ces civils. Selon cette instance communautaire, les victimes ont été attaquées par des hommes armés présentés comme appartenant au groupe EI, arrivés à bord de plusieurs motos.
Le communiqué identifie les victimes comme des membres de la communauté Idaksahak, sans fournir davantage de précisions sur les circonstances de l’attaque, ni sur l’identité des assaillants au-delà de cette attribution.
De son côté, le Collectif pour la défense du peuple de l’Azawad (CDPA) avance un bilan provisoire de plus de 40 morts et signale plusieurs personnes portées disparues. Les deux communications font ainsi état d’un bilan humain particulièrement lourd, sans qu’une confirmation indépendante des chiffres soit disponible dans les éléments communiqués.
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Des représailles présumées après les événements du 15 octobre
Le CDPA établit un lien entre cette attaque et des événements survenus le 15 octobre dans le village d’Inarabane. Selon le collectif, les forces armées maliennes et des éléments d’Africa Corps, une structure russe présente au Mali, « auraient pénétré » dans cette localité, qu’il décrit comme étant sous le contrôle de l’EI.
Le collectif présente l’attaque contre les civils comme une réponse à cette opération présumée. Cette interprétation n’est toutefois pas étayée, dans les informations disponibles, par une confirmation indépendante établissant un lien direct entre les deux événements.
Le nord-est du Mali reste confronté à l’activité de groupes armés, dans un contexte d’insécurité persistante. La région de Ménaka figure parmi les zones touchées par les violences visant les populations civiles.
À ce stade, les éléments transmis ne font état d’aucune réaction officielle des autorités maliennes concernant l’attaque de Tagadayat, ni d’un bilan confirmé par des sources indépendantes. Les circonstances exactes des faits et le nombre définitif de victimes restent donc à établir.