Zambie – États-Unis : un accord sanitaire de 2,49 milliards de dollars sur cinq ans

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Zambie - États-Unis : un accord sanitaire de 2,49 milliards de dollars sur cinq ansZambie - USA © DR
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La Zambie et les États-Unis ont conclu, jeudi à Lusaka, un accord de coopération dans le domaine de la santé d’un montant total de 2,49 milliards de dollars sur cinq ans. Cet engagement intervient après la révision de plusieurs dispositions contestées concernant le partage des données médicales et des échantillons biologiques. Les minerais stratégiques ont, quant à eux, été exclus de cet accord.

Selon la presse locale, Washington prévoit d’allouer plus de 1,5 milliard de dollars au financement des programmes sanitaires jugés prioritaires. De son côté, le gouvernement zambien s’engage à mobiliser 975 millions de dollars sur la même période.

Ce mécanisme repose sur un modèle de cofinancement qui vise à renforcer la responsabilité des deux pays dans la mise en œuvre des politiques sanitaires et à consolider durablement les capacités du système de santé zambien.

Le recrutement de 40.000 agents de santé prévu

L’accord prévoit notamment le recrutement de 40.000 agents de santé, dont 15.000 professionnels de première ligne. Cette catégorie comprend les médecins, les infirmiers, les sages-femmes et les pharmaciens. Le dispositif prévoit également l’intégration de 25.000 agents de santé communautaires, a indiqué le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi.

Les ressources mobilisées serviront également à intensifier les programmes de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. Le renforcement des services de santé maternelle et infantile figure aussi parmi les priorités, aux côtés de l’amélioration de la surveillance épidémiologique et des capacités de préparation et de réponse aux épidémies.

Par ailleurs, le partenariat vise à assurer un approvisionnement régulier en médicaments essentiels et à favoriser le développement des systèmes de santé numériques, notamment pour améliorer la gestion et le suivi des services sanitaires.

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Les dispositions relatives aux données médicales révisées

Les négociations avaient été interrompues en mai par le ministre zambien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mulambo Haimbe. Celui-ci avait exprimé des réserves sur les exigences américaines relatives à l’accès aux données sanitaires sensibles et rejeté toute association entre l’aide médicale et un éventuel accord portant sur les minerais stratégiques.

À l’issue des discussions, plusieurs dispositions ont été modifiées. L’ambassadeur de Zambie aux États-Unis, Chibamba Kanyama, a précisé que l’obligation de partager des échantillons biologiques avait été supprimée du texte.

Le partage des données médicales est désormais circonscrit au suivi et à l’évaluation des programmes bénéficiant du financement américain. Des garanties doivent également encadrer ces échanges afin de préserver la confidentialité des informations personnelles.

Ces modifications ont permis de lever plusieurs points de désaccord et de parvenir à la signature du partenariat sanitaire. Le chargé d’affaires américain à Lusaka, Mich Coker, a rappelé que le soutien des États-Unis au secteur de la santé en Zambie dépassait cinq milliards de dollars depuis 2004.

Le nouvel accord s’inscrit dans la stratégie sanitaire mondiale « America First », lancée par Washington en septembre 2025. Cette initiative constitue le cadre de la coopération sanitaire américaine avec ses partenaires internationaux.

En revanche, les discussions portant sur les minerais stratégiques zambiens se poursuivront dans un cadre distinct, conformément à la position défendue par Lusaka durant les négociations. La séparation entre les engagements sanitaires et les questions minières constitue ainsi l’un des éléments importants du compromis conclu entre les deux pays.

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