Les rapatriements des Nigérians vivant en Afrique du Sud continue
Le mouvement anti-migrants « Operation Dudula », en Afrique du Sud © DR 105 Nigérians ont regagné Lagos, vendredi dernier, en provenance d’Afrique du Sud, dont 26 hommes, 29 femmes et 50 enfants. Ceci fait suite aux manifestations contre l’immigration clandestine du mois de juin dernier. Au total, 1.926 personnes ont été rapatriées depuis le début de ces opérations.
Au mois de juin, le mouvement « March-March », dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma en Afrique du Sud, réclamait le renforcement du contrôle des frontières, l’accélération des procédures d’expulsion des personnes en situation irrégulière, des sanctions contre les employeurs qui recrutent des travailleurs sans papiers, ainsi qu’un contrôle plus strict des visas et du système d’asile.
Les manifestations ont conduit à des actes de violence contre les étrangers sur le territoire sud-africain, qualifiés par plusieurs personnes de « xénophobie ». Ces événements avaient suscité des tensions diplomatiques entre Lagos et Pretoria, poussant les autorités nigérianes à rapatrier leurs ressortissants.
Abuja et Pretoria main dans la main
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Nigeria, Oluwafemi Adeniyi, a indiqué que le rapatriement « se poursuit », avec de plus en plus de Nigérians en cours de vérification et d’autorisation en Afrique du Sud avant les vols de rapatriement prévus, rapporte Reuters.
Il a précisé que les deux nations travaillent pour « lutter contre la violence xénophobe ». Il appelle ensuite les Nigérians vivant en Afrique du Sud à respecter les lois locales et « à rester en contact avec sa mission à Pretoria pour une assistance consulaire », lit-on dans cette même source.