Mali : l’armée reprend le contrôle de Kidal

Temps de lecture :
Arrestations, menaces, enlèvements : la pression sur les voix critiques en AfriqueUn motard passant devant un monument en soutien à l'armée malienne à Bamako, le 26 avril 2026 © AFP
A A A A A

L’armée malienne a repris, mardi, le contrôle de Kidal, ville stratégique du nord du pays et ancien bastion de la rébellion touareg. L’opération, menée avec le soutien des paramilitaires russes d’Africa Corps, intervient après le retrait des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont évoqué un « repli stratégique et maîtrisé ».

La reconquête de Kidal constitue un succès important pour les forces maliennes. En avril dernier, celles-ci avaient perdu le contrôle de la ville à la suite d’une offensive menée par le FLA, avec le concours de combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.

Cette nouvelle évolution intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu au Mali. Depuis 2012, le pays est confronté à des attaques terroristes, à la présence de groupes armés touareg et à des violences liées à des groupes criminels et communautaires. La situation s’est davantage dégradée depuis fin avril 2026, avec une série d’offensives coordonnées contre les forces de la junte et l’armée.

Lire aussi : Le Mali réaffirme son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara

Le FLA quitte Kidal avant l’arrivée des forces maliennes

L’armée malienne avait annoncé mardi le lancement d’opérations « aéroterrestres d’envergure » dans la région, destinées notamment à combattre les groupes armés et à rétablir la sécurité ainsi que la circulation des personnes et des marchandises.

Le FLA a affirmé avoir décidé de quitter Kidal afin d’éviter des pertes humaines. Le mouvement a dénoncé l’utilisation de moyens aériens par les forces maliennes et leurs alliés russes, tout en présentant son départ comme une mesure temporaire visant à préserver ses effectifs et ses capacités logistiques.

L’entrée des troupes maliennes dans Kidal s’est finalement effectuée sans affrontement direct. Un convoi militaire parti d’Anéfis a atteint la ville peu avant 13 heures. Un officier a assuré à l’AFP qu’aucune résistance n’avait été rencontrée, après des frappes ayant, selon lui, progressivement réduit l’emprise des groupes armés.

Plusieurs témoignages recueillis par l’AFP indiquent par ailleurs que Kidal était largement vidée de ses habitants. Un habitant ayant quitté la ville lundi a décrit une localité quasiment déserte.

La reprise intervient après plusieurs revers récents pour l’armée malienne, notamment la mort d’une centaine de militaires lors de l’attaque du camp de Dioura, le 10 septembre.

Recommandé pour vous

Côte d’Ivoire : vers une nouvelle architecture électorale

La Côte d’Ivoire consulte l’opposition et la société civile pour élaborer une nouvelle architecture électorale après la dissolution de la CEI.

Rwanda : le déficit commercial augmente de 15,6% au deuxième trimestre

Au deuxième trimestre 2026, le déficit commercial du Rwanda a progressé de 15,66% sur un an, à 877,81 millions de dollars, malgré la forte hausse des exportations.

Éthiopie : une usine chinoise d’aluminium entre en service

L’Éthiopie inaugure une usine d’aluminium chinoise de 180.000 tonnes par an pour réduire ses importations, tandis qu’un second projet avec Rusal vise à accroître sa production.

Rupture sèche

10 diplomates érythréens ont eu 48 heures pour plier bagage. L’ambassade éthiopienne à Asmara a fermé ses portes. Quelques heures plus tard, l’Erythrée a coupé toutes relations.

Abidjan : tenue du 1er Salon international des métiers de la voix en novembre prochain

Abidjan accueillera le 6 novembre le premier SIMVOX, un salon consacré aux métiers de la voix en Afrique, avec plus de 500 participants attendus et une vingtaine d’intervenants.

Éthiopie : l’armée poursuit son offensive au Tigré

L’armée éthiopienne poursuit sa contre-offensive au Tigré après la reprise d’Alamata. Des combats ont désormais lieu à Korem, tandis que les civils fuient les zones de front.
pub