Mondial 2026 : qui brille et qui sombre déjà parmi les sélections africaines ?
Jamais l’Afrique n’avait été aussi représentée en Coupe du monde. Avec dix sélections qualifiées pour cette édition 2026 élargie à 48 équipes, le continent nourrissait de grandes ambitions. Mais après deux journées de phase de groupes, le bilan est contrasté.
Si certaines nations confirment leur montée en puissance sur la scène internationale, d’autres peinent à exister, voire sombrent totalement. Entre espoirs solides et désillusions brutales, l’Afrique avance à deux vitesses à l’aube d’une troisième journée décisive.
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Des locomotives au rendez-vous ?
Parmi les satisfactions majeures, le Maroc confirme son statut de nation installée dans le gratin mondial. Demi-finalistes lors de la précédente édition, les Lions de l’Atlas tiennent leur rang dans un groupe particulièrement relevé. Avec quatre points, dont un nul de prestige face au Brésil, ils se positionnent idéalement pour une qualification.
L’Égypte impressionne tout autant. En tête de son groupe, la sélection des Pharaons affiche une efficacité offensive redoutable. Avec quatre buts inscrits en deux matchs, elle se distingue comme la meilleure attaque africaine du tournoi. Symbole de cette réussite, Mohamed Salah, véritable leader technique, porte son équipe et confirme son statut de référence continentale.
Le Ghana s’invite également parmi les bonnes surprises. Solides et disciplinés, les Black Stars partagent la première place de leur groupe avec l’Angleterre. La Côte d’Ivoire, malgré une défaite face à une Allemagne supérieure, reste bien placée pour accéder au tour suivant grâce à une deuxième place encore qualificative.
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Qui peut encore y croire ?
Derrière ce quatuor de tête, plusieurs sélections restent en embuscade. L’Algérie, malgré une entame difficile, conserve ses chances. Avec trois points, les Fennecs joueront leur qualification lors d’un ultime match décisif.
La République démocratique du Congo, de son côté, a montré du caractère en arrachant un nul face au Portugal. Un résultat encourageant qui laisse entrevoir des possibilités dans une poule encore ouverte.
Mais la véritable sensation vient du Cap-Vert. Peu attendu à ce niveau, l’archipel réalise un début de tournoi remarquable. Invaincus après deux rencontres, les Requins bleus ont tenu tête à l’Espagne et à l’Uruguay. Avec deux points, ils peuvent encore rêver d’une qualification historique, notamment parmi les meilleurs troisièmes.
Pourquoi certaines nations sombrent-elles ?
À l’opposé, le tableau est bien plus sombre pour d’autres représentants africains. L’Afrique du Sud peine à exister dans son groupe, avec un seul point récolté et une position inconfortable en bas de classement.
Le Sénégal incarne la plus grande déception. Considérés comme l’un des favoris africains, les Lions de la Téranga enchaînent deux défaites et se retrouvent au bord de l’élimination. Fragiles défensivement et incapables de conserver un avantage au score, ils n’ont plus leur destin entre leurs mains.
Mais c’est la Tunisie qui cristallise les critiques. Avec deux lourdes défaites et neuf buts encaissés, les Aigles de Carthage affichent la pire défense du tournoi. Dépassés dans tous les compartiments du jeu, ils deviennent la première équipe africaine éliminée de cette Coupe du monde, symbole d’un échec retentissant.
Un Mondial déjà décisif pour l’Afrique ?
À l’approche de la troisième journée, le sort des équipes africaines reste incertain. Quatre sélections semblent bien parties pour rejoindre les huitièmes de finale, tandis que d’autres devront livrer des matchs couperets pour survivre.
Ce début de tournoi met en lumière une réalité persistante : l’écart entre les nations africaines tend à se creuser. Si certaines s’imposent désormais comme des valeurs sûres sur la scène mondiale, d’autres peinent encore à franchir un cap.
Reste à savoir si cette tendance se confirmera lors des phases à élimination directe, ou si de nouveaux exploits viendront rebattre les cartes. Une chose est sûre : l’Afrique n’a pas encore dit son dernier mot.