Tchad : le gouvernement répond aux accusations de répression devant l’ONU

Temps de lecture :
Tchad : le gouvernement répond aux accusations de répression devant l’ONULe ministre tchadien de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Youssouf Tom, le jeudi 12 mars 2026, à Ndjamena. © Olivier Monodji RFI
A A A A A

Au Tchad, les autorités ont réagi aux critiques visant leurs services de sécurité, accusés de réprimer l’opposition. Le 12 mars, le ministre de la Justice et garde des Sceaux chargé des droits humains, Youssouf Tom, a répondu aux organisations de la société civile qui ont récemment saisi les instances internationales.

Début mars à Genève, plusieurs ONG, dont la Ligue tchadienne des droits de l’Homme et l’Organisation mondiale contre la torture, ont dénoncé une intensification des pressions contre les opposants politiques. Elles pointent notamment le rôle de l’Agence nationale de sécurité de l’État (ANS), un service de renseignement directement rattaché à la présidence.

Face à ces accusations, le ministre tchadien reconnaît que certains abus peuvent se produire, mais insiste sur le fait que les institutions judiciaires sont chargées d’examiner ces situations. Selon lui, les services de renseignement existent dans tous les pays et doivent simplement être encadrés afin d’éviter les dérives.

Lire aussi : Tchad Connexion 2030 : N’Djaména attire 16,4 MM$ de promesses d’investissement

Des critiques formulées devant l’ONU

Les griefs ont été présentés les 5 et 6 mars devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dans le cadre de l’examen du troisième rapport périodique du Tchad sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Les organisations de défense des droits humains évoquent notamment les événements du 20 octobre 2022, qualifiés de « jeudi noir ». Selon leurs estimations, la répression des manifestations aurait entraîné environ 200 disparitions forcées et près de 600 arrestations, dont plusieurs dizaines de mineurs.

Les ONG dénoncent également des cas présumés de torture, de mauvais traitements et des conditions de détention jugées inhumaines. Elles alertent enfin sur un rétrécissement de l’espace civique dans le pays, marqué par des restrictions importantes à la liberté d’expression.

Recommandé pour vous

Éthiopie : au moins 30 morts après des glissements de terrain dans le sud

Société - Des pluies intenses ont provoqué des glissements de terrain meurtriers dans le sud de l'Éthiopie, faisant au moins 30 victimes.

Covid-19 : l’Afrique s’est-elle vraiment remise du choc ?

Afrique - La pandémie de la Covid-19 avait marqué LE tournant nécessaire pour provoquer un électrochoc en Afrique.

Le Kenya mobilise les recettes d’une introduction en Bourse pour moderniser l’aéroport de Nairobi

Economie - Le gouvernement kényan investit 155 millions de dollars pour moderniser l'aéroport de Nairobi via les recettes de l'introduction en Bourse.

Vieillissement, cancers, maladies chroniques : comment va la santé tunisienne ?

Afrique - Formations, essais cliniques, dépistages précoces ou encore solutions digitales… En Tunisie, tout y est, ou peut y être !

Kenya : les inondations font au moins 45 morts et des milliers de déplacés

Société - Au Kenya, de violentes pluies ont provoqué d'importantes inondations, faisant au moins 45 morts et déplaçant plus de 2.200 personnes.

L’Afrique du Sud lance un appel pour produire localement le lénacapavir, injection préventive contre le VIH

Société - L’Afrique du Sud a lancé un appel à propositions pour produire localement le lénacapavir, un traitement injectable préventif contre le VIH administré deux fois par an.
pub