Sénégal : les exportations bondissent de plus de 50% en 2025
Le Sénégal a enregistré une progression spectaculaire de ses exportations en 2025, selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). À fin décembre, le cumul des exportations s’est établi à 5.935,2 milliards de FCFA (environ 9,77 milliards de dollars), contre 3.909,1 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse remarquable de 51,8%
Une performance historique portée par l’or et le pétrole
Cette performance reflète une dynamique particulièrement forte en fin d’année. Pour le seul mois de décembre 2025, les exportations ont bondi de 155% par rapport au mois précédent et de 104,1% en glissement annuel. L’ANSD attribue cette envolée à l’augmentation des ventes d’or non monétaire, de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés, confirmant le rôle croissant du secteur extractif dans la structure des échanges extérieurs du pays.
Cette progression marque une étape importante dans l’évolution de l’économie sénégalaise, qui bénéficie de la montée en puissance de ses capacités de production énergétique et minière, tout en consolidant sa place sur les marchés internationaux.
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Un déficit commercial toujours présent
Malgré cette forte hausse des exportations, la balance commerciale du Sénégal demeure déficitaire en 2025. Les importations ont atteint 7.279,1 milliards de FCFA (environ 12,0 milliards de dollars), contre 7.161,4 milliards de FCFA en 2024, enregistrant une progression plus modérée de 1,6%.
Le déficit commercial est ainsi estimé à 1.343,9 milliards de FCFA (environ 2,2 milliards de dollars). Si l’écart entre exportations et importations reste significatif, la croissance rapide des ventes à l’étranger pourrait, à moyen terme, contribuer à réduire progressivement ce déséquilibre.
À Dakar, ces résultats sont perçus comme un signal encourageant pour les perspectives économiques nationales. Toutefois, les analystes soulignent la nécessité de diversifier davantage la base productive afin de consolider durablement les performances commerciales et de limiter la dépendance aux matières premières, dont les prix demeurent sensibles aux fluctuations internationales.