Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC fait son retour comme membre non permanent

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Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC fait son retour comme membre non permanentLa RDC a été élue mardi 3 juin 2025 en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026-2027. Ici, Zenon Mukongo Ngay (à droite), représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, serre la main de son homologue français, Laurent Bili, le 19 décembre 2025 (image d'illustration) © KENA BETANCUR / AFP
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La République démocratique du Congo (RDC) fait son retour au Conseil de sécurité des Nations unies en ce début d’année 2026, en tant que membre non permanent pour la période 2026-2027. Elue le 3 juin 2025 à New York avec 183 voix sur 187, la RDC n’avait plus siégé au sein de cette instance depuis plus de trois décennies.

Ce renouvellement intervient dans le cadre du changement annuel d’une partie des membres non permanents du Conseil. En janvier 2026, l’Algérie, la Corée du Sud, le Guyana, la Sierra Leone et la Slovénie quittent leurs sièges, remplacés par le Bahreïn, la Lettonie, la Colombie, ainsi que deux pays africains : le Liberia et la République démocratique du Congo.

Troisième participation congolaise

Il s’agit de la troisième participation congolaise au Conseil de sécurité, après deux mandats exercés au début des années 1980 et 1990. Pour les autorités de Kinshasa, ce retour revêt une importance stratégique. « Nous porterons la voix de la RDC, mais aussi celle de l’Afrique », a déclaré la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, soulignant la dimension continentale de cet engagement diplomatique.

Cette entrée au Conseil intervient dans un contexte sécuritaire tendu pour la RDC, notamment dans l’est du pays. Les autorités congolaises qualifient la situation de « guerre d’agression menée par le Rwanda » et entendent maintenir cette crise au cœur des débats onusiens. L’un des objectifs affichés est de veiller à l’application de la résolution 2773, adoptée en février 2025, qui appelle au retrait du groupe armé AFC/M23 et des forces rwandaises des zones concernées.

Pour Kinshasa, ce siège constitue également un levier diplomatique majeur. Selon plusieurs observateurs, la RDC a jusqu’ici peiné à obtenir des actions fortes de la part des Nations unies, en raison notamment des équilibres internes au Conseil de sécurité. En rejoignant le groupe des membres africains non permanents, la RDC espère renforcer son poids diplomatique et maintenir durablement la question de l’est du pays à l’agenda international.

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