Sénégal : Dakar espère conclure rapidement un nouvel accord avec le FMI

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Sénégal : Ousmane Sonko en route vers la présidence de l’AssembléeOusmane Sonko, ex-premier ministre du Sénégal © DR
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Les autorités sénégalaises affichent leur optimisme quant à la conclusion rapide d’un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI), dans un contexte marqué par une forte pression sur les finances publiques. Devant les députés, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a affirmé mardi à Dakar que les discussions avec l’institution de Bretton Woods progressaient de manière satisfaisante.

« Nous espérons finaliser très rapidement un programme avec le FMI », a déclaré le ministre, précisant que les échanges techniques avancent sur plusieurs dossiers sensibles. Parmi les principaux chantiers figurent la correction des données macroéconomiques, l’ajustement budgétaire et la gestion de la dette publique, alors que le pays fait face à une situation d’endettement jugée préoccupante.

Une relation à reconstruire après le gel du programme

Le Sénégal cherche à rétablir une relation de confiance avec le FMI après la suspension, en 2024, d’un programme de financement d’un montant de 1,8 milliard de dollars. Cette décision faisait suite à la mise au jour de dettes non déclarées par l’administration précédente, ayant fait grimper l’endettement public à près de 132% du PIB à la fin de l’année dernière, selon les estimations du FMI.

En décembre, l’institution financière internationale a toutefois reconnu des « progrès significatifs » dans les discussions engagées avec les autorités sénégalaises. Le FMI poursuit parallèlement une enquête interne afin de comprendre les défaillances ayant conduit à la sous-estimation de la dette du pays. L’arrivée attendue d’un nouveau chef de mission du FMI, prévue en janvier, pourrait contribuer à accélérer la finalisation d’un accord.

Lire aussi : Le Sénégal sollicite 710 millions de dollars sur le marché régional pour clore l’année

Le ton conciliant du ministre des Finances tranche avec les déclarations plus critiques du premier ministre Ousmane Sonko, qui avait récemment dénoncé ce qu’il considère comme des pressions du FMI en faveur d’une restructuration de la dette. Une option que le gouvernement sénégalais affirme ne pas privilégier à ce stade.

Dans l’attente d’un accord avec le FMI, les autorités indiquent vouloir poursuivre une stratégie de diversification des sources de financement. Celle-ci passe notamment par un retour sur les marchés internationaux via des émissions d’eurobonds, auxquelles le pays n’a pas eu accès en 2025. Cette approche est jugée nécessaire pour faire face aux importantes échéances de remboursement prévues en 2026, tout en cherchant à stabiliser la trajectoire budgétaire et financière du Sénégal.

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