Tidjane Thiam, ancien patron du Credit Suisse, candidat à la présidence de la Côte d’Ivoire ?

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Tidjane Thiam, ancien directeur général du Credit Suisse et de Prudential, envisagerait de devenir le prochain président de la Côte d’Ivoire et de renoncer à sa nationalité française. Le banquier franco-ivoirien aurait consulté des experts sur la question de sa double nationalité en vue de se présenter en 2025 à la plus haute fonction de la nation ouest-africaine. Selon la constitution ivoirienne, les candidats à la présidence doivent être nés dans le pays et ne peuvent pas détenir de passeport étranger.

Cette candidature signerait le retour de Thiam à la politique ivoirienne, plus de 20 ans après son départ du pays, à la suite d’un coup d’État, pour poursuivre une carrière dans la finance. Il a travaillé pour McKinsey et Aviva, puis a pris le poste de directeur général de Prudential en 2009, devenant ainsi le premier patron africain d’une société du FTSE 100.

Six ans plus tard, Thiam prend la direction du Credit Suisse. Et en 2020, il a été contraint de démissionner à la suite d’un scandale d’espionnage d’entreprise, lors duquel il a nié avoir commis des actes répréhensibles. Ce dernier a depuis vendu sa maison de Zurich et partagerait son temps entre Londres et Paris.

En dehors de la finance, Tidjane Thiam s’est également intéressé de près à la politique africaine. Il a ainsi assumé les responsabilités d’envoyé spécial de l’Union africaine et a aidé le continent à faire face aux retombées économiques de la pandémie de Covid.

Le mois dernier, le banquier franco-ivoirien s’est rendu, pour la première depuis plus de 20 ans, à son pays d’origine. À son arrivée à Abidjan, le 8 août, il a été reçu par le président ivoirien Alassane Ouattara à son domicile. La rencontre a duré une heure et a connu la présence des frères aînés de Thiam, le gouverneur de Yamoussoukro, Augustin Thiam, et le ministre des Transports, Aziz Thiam.

Il faut préciser que Tidjane Thiam, qui est le petit-neveu du premier président de la Côte d’Ivoire et dont le père était également un homme politique ivoirien, a servi sous le président Henri Konan Bédié entre 1993 et 1999, avant que le gouvernement ne soit renversé dans un coup d’État militaire. Il était à l’étranger à l’époque et est rentré en Côte d’Ivoire, où il a été placé en résidence surveillée. Le nouveau régime militaire lui a proposé un poste de chef d’état-major, mais il a refusé et a été exilé.

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