Sierra Leone : le président Julius Maada Bio réélu, au grand dam de l’opposition

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Avec 56,17 % des voix, le président sortant, Julius Maada Bio, favori du scrutin présidentiel au Sierra Leone, a gagné dès le premier tour face au même adversaire qu’en 2018, Samura Kamara, selon les chiffres officiels mardi 27 juin. Une victoire contestée par son principal adversaire.

Samura Kamara, arrivé en deuxième position avec 41,16 % des voix, a dans la foulée déclaré qu’il rejetait «catégoriquement» les résultats de la commission électorale qu’il juge «pas crédibles» et accuse la commission électorale de partialité. «Je m’élèverai au-dessus de cette parodie et je m’engage à continuer le combat pour une meilleure Sierra Leone», a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Aussitôt élu, le Président a prêté serment pour éviter une vacance du pouvoir. «Aujourd’hui, conformément à la Constitution de la République de Sierra Leone, j’ai prêté serment, administré par l’Honorable Chief Justice Desmond Babatunde Edwards pour mon second mandat, avec un zèle renouvelé pour poursuivre un programme de développement national accéléré afin d’améliorer la qualité de vie du peuple de Sierra Leone», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

 

À l’occasion, Julius Maada Bio a défini les priorités de son second mandat. Sécurité alimentaire, consolidation des acquis en matière de développement du capital humain, création d’emplois pour les jeunes, réorganisation de la fonction publique et développement de la technologie et des infrastructures, épanouissement de l’agriculture pour réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires, sont autant de préoccupations du Président.

Il convient de rappeler qu’au cours de son premier mandat, le chef de l’État sierra-léonais s’est surtout investi dans l’éducation et la question des droits des femmes.

Le scrutin, qui s’est tenu samedi, s’est déroulé globalement dans le calme, même si des observateurs ont rapporté des incidents violents pendant le vote et lors de la clôture et du dépouillement. Les observateurs craignent des violences post-électorales, mais les résultats sont tombés à la veille de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, ralentissant traditionnellement les activités.

Les observateurs de l’Union européenne ont estimé que le manque de transparence et de communication de l’autorité électorale avait engendré de la méfiance dans le processus électoral. Dimanche soir, une femme a été tuée au siège de l’opposition pendant que les forces de sécurité cherchaient à disperser la foule rassemblée.

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