Sénégal/Présidentielle : Ousmane Sonko définitivement hors course ?

Temps de lecture :
Sénégal/Présidentielle : Ousmane Sonko définitivement hors course ?Ousmane Sonko, à Dakar, le 16 mars 2023. © GUY PETERSON/AFP
A A A A A

L’annonce a été faite par le juge Abdourahmane Diouf et confirmée par le duo d’avocats de la défense de l’opposant, candidat déclaré à la présidentielle et au centre d’un bras de fer de plus de deux ans avec l’Etat qui a donné lieu à plusieurs épisodes de troubles meurtriers. «On a confirmé la peine et les dommages et intérêts. Sonko a perdu sur toute la ligne. Il est maintenant totalement interdit de participer à une élection», a réagi après la décision l’avocat de l’État, El Hadji Diouf. Les avocats d’Ousmane Sonko ont esquivé la question concernant l’éligibilité de leur client. Le Conseil constitutionnel devrait trancher la question prochainement, lors de la publication de la liste officielle des candidats le 20 janvier.

Lire aussi : Sénégal-présidentielle : Sonko, un pied dedans, un pied dehors

Ousmane Sonko, 49 ans, arrivé troisième à la présidentielle de 2019, est poursuivi par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang pour «diffamation, injures et faux». Après plus de douze heures de débats, la Cour suprême a confirmé la peine en appel de six mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA (300.000 euros) de dommages et intérêts, ce qui compromet fortement les chances de l’opposant de participer au scrutin présidentiel.

El Malick Ndiaye, porte-parole du Pastef (le Parti de Sonko) ne voit pas dans la décision de la Cour suprême une exclusion de son leader de la course à la présidentielle. Il a été investi dimanche 31 décembre par sa coalition pour la présidentielle.

Lire aussi : Sénégal : tensions politiques et hospitalisation de Ousmane Sonko

«Cette affaire est une opération de liquidation politique d’un adversaire, avec un chronogramme où on compte les jours pour dire que telle personne ne participera pas à la présidentielle», a estimé Me Massokhna Kane, l’un des deux avocats d’Ousmane Sonko. Le Conseil constitutionnel publiera la liste définitive des candidats à l’élection le 20 janvier.

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub