Rugby : l’Afrique du Sud écarte l’option d’un Mondial à court terme
L’Afrique du Sud ne prévoit pas d’organiser une prochaine édition de la Coupe du monde de rugby, faute de perspectives de rentabilité suffisantes. C’est ce qu’a indiqué le directeur général de SA Rugby, Rian Oberholzer, estimant que le pays ne serait pas en mesure de générer des recettes comparables à celles d’autres régions.
Selon lui, les marchés européens disposent d’un potentiel financier nettement supérieur. Il a également évoqué la montée en puissance du Moyen-Orient, susceptible à l’avenir d’offrir des garanties économiques plus attractives.
Malgré le statut prestigieux des Springboks, quadruples champions du monde, et le souvenir d’un tournoi réussi organisé en 1995, le responsable reconnaît que les critères financiers dominent désormais l’attribution des droits d’organisation. L’histoire et la tradition sportive ne suffisent plus à peser face aux impératifs budgétaires.
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Cap sur de nouveaux marchés
Les prochaines éditions illustrent cette stratégie d’expansion. L’Australie accueillera le Mondial 2027, tandis que les États-Unis sont pressentis pour celui de 2031. De son côté, World Rugby poursuit son implantation dans des zones jugées porteuses sur le plan commercial.
Le processus de sélection pour 2035 est déjà engagé. Parmi les candidats figurent l’Espagne, l’Italie, le Japon ainsi qu’un bloc moyen-oriental comprenant le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Une décision finale est attendue en 2027.
Rian Oberholzer rappelle que la Coupe du monde constitue la principale source de financement de World Rugby. Les revenus générés servent à soutenir l’ensemble de l’écosystème du rugby et à redistribuer des fonds aux fédérations membres.
Dans ce contexte, l’événement doit être attribué aux pays capables de maximiser les recettes et de garantir un appui fort des autorités publiques, tant locales que nationales, a-t-il conclu.