RDC : l’épidémie d’Ebola pourrait encore durer un an
En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola pourrait se prolonger jusqu’à un an, selon l’évaluation livrée mardi 16 juin par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L’organisation estime que le pic de contamination n’a pas encore été atteint, alors que le pays affronte depuis plusieurs mois une circulation persistante du virus.
Les équipes humanitaires évoquent surtout un déficit important de capacités de diagnostic, qui empêche de mesurer avec précision l’ampleur réelle de la transmission et complique l’isolement rapide des cas ainsi que le suivi des contacts.
Pourquoi l’épidémie d’Ebola inquiète encore les autorités sanitaires
Selon les responsables mobilisés sur le terrain, l’épidémie pourrait donc continuer à progresser avant de refluer. Le principal obstacle reste la faiblesse des infrastructures de dépistage dans plusieurs zones touchées, notamment là où l’accès aux soins est limité et où les analyses prennent du temps. Dans ce type de crise, chaque retard dans la confirmation d’un cas augmente le risque de contamination au sein des familles, des centres de santé et des déplacements locaux.
La République démocratique du Congo dispose pourtant d’une expérience reconnue dans la gestion des flambées d’Ebola, après plusieurs épisodes enregistrés au cours de la dernière décennie. Mais la répétition des crises sanitaires, l’insécurité dans certaines provinces et les difficultés logistiques pèsent sur la réponse. A l’échelle continentale, cette situation rappelle la fragilité des dispositifs de surveillance épidémiologique en Afrique centrale, une région où les frontières poreuses exigent une coordination constante entre Etats, avec l’appui de l’Union africaine, des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies et des partenaires sanitaires internationaux.