Namibie : l’énergie propre à l’ordre du jour de la réunion pré-COP27 des négociateurs africains

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La dernière réunion des négociateurs africains sur le climat avant le sommet mondial des Nations Unies a débuté ce lundi dans la capitale namibienne, Windhoek. Les participants prévoient de se concentrer sur les moyens de développer les énergies renouvelables sur le continent. Les organisateurs de la conférence annuelle sur le changement climatique et le développement en Afrique ont déclaré que cette réunion constitue la dernière chance pour les négociateurs du continent, les responsables gouvernementaux, les climatologues, les sociétés civiles de base et les associations agricoles de convenir d’une position commune à promouvoir lors du sommet de l’ONU sur le climat (COP27), qui se tiendra en Égypte en novembre 2022.

Selon James Murombedzi, responsable de l’Africa Climate Policy Centre, les délégations africaines discuteront principalement de la manière dont le continent pourra effectuer la transition vers des énergies propres sans laisser les communautés les plus pauvres pour compte et en veillant à ce que les énergies renouvelables contribuent à stimuler les économies nationales. Il a ajouté que les participants examineront «probablement la manière de financer davantage d’énergie renouvelable sur le continent et chercheront à obtenir des fonds supplémentaires pour aider les communautés vulnérables à s’adapter aux phénomènes météorologiques extrêmes et à assurer la sécurité alimentaire».

À en croire l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Afrique n’a attiré que 2% des investissements mondiaux dans les énergies propres au cours des 20 dernières années. On s’attend à ce que les nations africaines exhortent les pays développés à garantir un financement plus important pour le climat lors de la COP27. Elles veulent que les pays fortement polluants leur versent des compensations, car bien qu’elles n’aient pas beaucoup contribué au changement climatique, elles sont pourtant les plus vulnérables à ses effets.

«Comme nous le soutenons depuis des décennies, l’adaptation et, de plus en plus, les pertes et les dommages sont les principales priorités de l’action climatique pour le continent», a souligné Mithika Mwenda, l’un des coorganisateurs de la réunion et membre de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique. Notons que l’Afrique n’est responsable que d’environ 3 à 4% des émissions mondiales, bien qu’elle abrite près de 17% de la population du monde. Néanmoins, tous les experts estiment que le continent est particulièrement vulnérable au changement climatique, en raison de sa faible capacité d’adaptation.

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