Mondial 2026 : l’Afrique vise un cap historique avec 10 sélections
Le Mondial 2026 ouvre une nouvelle séquence pour le football africain avec dix sélections attendues aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Pour le continent, l’enjeu dépasse la simple participation : il s’agit désormais de transformer l’élargissement du tournoi en présence durable dans le dernier carré, voire en première finale pour une nation africaine.
Le défi concerne l’ensemble du continent, porté par des références établies comme le Sénégal, le Ghana, le Cameroun et le Royaume du Maroc. Ces quatre pays ont déjà atteint au moins les quarts de finale, avec un précédent inédit signé par le Maroc au Qatar en 2022, devenu la première sélection africaine à se hisser jusqu’aux demi-finales d’une Coupe du monde.
Mondial 2026 : un héritage sportif à convertir en nouvelle étape
L’histoire du football africain en Coupe du monde s’est construite par paliers. Le Cameroun a marqué les esprits dès 1990 en battant l’Argentine en ouverture avant de céder de justesse en quarts face à l’Angleterre. Le Sénégal a reproduit une entrée retentissante en 2002 contre la France, puis le Ghana a prolongé cette dynamique en 2010, en atteignant lui aussi les quarts après avoir éliminé les Etats-Unis, avant une élimination aux tirs au but contre l’Uruguay.
L’exploit du Maroc en 2022 a cependant changé l’échelle des ambitions africaines. Ce parcours jusqu’aux demi-finales a montré qu’une sélection du continent pouvait rivaliser avec les meilleures nations sur plusieurs matches à élimination directe. Il a aussi remis en avant des leviers désormais considérés comme décisifs : formation structurée, stabilité de l’encadrement, infrastructures, développement des compétitions locales et meilleure intégration des joueurs évoluant entre l’Afrique, l’Europe et d’autres championnats.
Dans ce contexte, la Confédération africaine de football affiche un soutien appuyé aux 10 représentants du continent. Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large de montée en puissance du sport africain, appuyée par les fédérations nationales, l’Union africaine sur le terrain de l’intégration par le sport et, indirectement, par les institutions financières continentales qui soutiennent les infrastructures.
Avec l’élargissement du tournoi, l’Afrique dispose d’une fenêtre rare pour peser davantage dans la hiérarchie mondiale. Le véritable test du Mondial 2026 sera donc moins le nombre de qualifiés que la capacité de plusieurs équipes à franchir simultanément les huitièmes, puis à installer le continent parmi les prétendants réguliers aux demi-finales et à la finale. Une telle progression aurait une portée sportive, économique et symbolique bien au-delà des stades, dans un continent où le football reste l’un des rares langages véritablement partagés de Dakar à Yaoundé, d’Accra à Casablanca.