Marchés financiers : l’Afrique du Sud et Maurice en tête du classement 2025
Au cours de l’année écoulée, les marchés financiers africains ont évolué dans un environnement marqué par des incertitudes économiques mondiales, liées notamment aux tensions commerciales et à l’instabilité géopolitique. Sur les 28 marchés évalués, seuls neuf ont enregistré une amélioration de leurs performances, tandis que plusieurs ont vu leurs scores reculer ou stagner.
L’Afrique du Sud et Maurice occupent les deux premières places du classement des marchés financiers africains les plus développés en 2025, selon le rapport Absa Africa financial markets index 2025. Ce document a été publié le 16 octobre 2025 par le groupe sud-africain Absa Group, en partenariat avec le Forum officiel des institutions monétaires et financières (OMFIF).
L’indice évalue les marchés financiers de 29 pays africains, représentant environ 80% de la population et du produit intérieur brut (PIB) du continent. L’analyse repose sur plus de 40 indicateurs répartis en six catégories : la profondeur du marché, l’accès aux devises étrangères, l’environnement fiscal et réglementaire et la transparence du marché, le développement des fonds de pension, l’environnement macroéconomique, ainsi que les normes juridiques et leur force exécutoire.
Chaque catégorie d’indicateurs est notée sur une échelle allant de 10 à 100 points. Le score global attribué à chaque marché correspond à la moyenne des notes obtenues dans l’ensemble des catégories, permettant ainsi une comparaison transversale des niveaux de développement.
L’Afrique du Sud conserve la première place
Avec un score global de 86 points, en baisse de deux points par rapport à l’édition 2024, l’Afrique du Sud demeure le marché financier le plus développé du continent. Malgré un contexte macroéconomique jugé difficile, le pays se classe en tête dans quatre catégories : les normes juridiques et leur force exécutoire (100 points), la profondeur du marché (98 points), l’environnement fiscal et réglementaire et la transparence du marché (96 points), ainsi que l’accès aux devises étrangères (86 points).
Ses performances les plus faibles concernent l’environnement macroéconomique, avec 79 points (5e rang), et le développement des fonds de pension, noté à 65 points (3e rang).
Maurice conserve sa deuxième position avec un score de 76 points, inchangé par rapport à 2024. L’Ouganda, avec 66 points, accède à la troisième place, devançant le Nigeria, désormais quatrième avec 65 points. La Namibie, le Botswana et le Ghana complètent le groupe de tête, avec des scores respectifs de 64, 63 et 60 points.
Lire aussi: Akhannouch appelle à « une ZLECAF au service de la croissance africaine »
Des évolutions contrastées selon les pays
Au total, neuf pays ont amélioré leurs scores, parmi lesquels figurent l’Ouganda, la Namibie, le Botswana, le Ghana, le Rwanda, le Zimbabwe, l’Angola, le Lesotho et la République démocratique du Congo. À l’inverse, 11 marchés ont enregistré un recul, notamment l’Afrique du Sud, le Maroc, le Kenya, l’Égypte et le Cameroun. Huit pays, dont Maurice, le Nigeria et le Sénégal, affichent des performances globalement stables.
Les progressions les plus marquées ont été observées au Rwanda (+8 points), en Éthiopie (+5 points), au Botswana (+4 points) et au Lesotho (+4 points). Le Cameroun enregistre pour sa part la plus forte baisse, avec un recul de trois points.
Une marge de progression encore importante
Sur les 29 marchés financiers évalués, seuls treize ont obtenu un score supérieur à 50 points sur 100. Ce constat met en évidence les disparités persistantes entre les pays et souligne l’ampleur des efforts encore nécessaires pour renforcer la profondeur, la résilience et l’attractivité des marchés financiers africains.
L’Afrique du Sud arrive en tête avec 86 points, suivie de Maurice (76) et de l’Ouganda (66). Le Nigeria (65), la Namibie (64), le Botswana (63) et le Ghana (60) complètent le top 7. Le Maroc et le Kenya se partagent la 8e et la 9e place avec 56 points chacun, tandis que l’Éthiopie ferme le classement avec 35 points.