Le Burkina Faso réintroduit la peine capitale dans son nouveau code pénal

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Peines alternatives : plus de 1.000 décisions rendues depuis l’entrée en vigueur de la loiJustice (Image d’illustration) © DR
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Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans la refonte de son arsenal judiciaire en validant un projet de loi consacré à un code pénal entièrement révisé. Ce texte, adopté par le gouvernement, marque un tournant majeur : la peine capitale fait son retour pour un nombre limité d’infractions considérées comme particulièrement graves, selon la presse nationale.

Cette refonte s’inscrit dans la continuité des transformations engagées depuis plusieurs mois dans le secteur de la justice, avec pour ambition d’adapter les outils légaux aux défis sécuritaires et sociaux du moment. Les autorités souhaitent ainsi consolider l’efficacité de la réponse pénale face aux comportements criminels.

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Un cadre plus strict et de nouvelles sanctions

Le projet introduit également un ensemble de mesures destinées à moderniser les sanctions. Parmi elles : la hausse des amendes, l’apparition du travail d’intérêt général comme peine principale, ainsi qu’un renforcement notable des sanctions relatives aux infractions routières et aux crimes économiques.
D’après les médias citant des sources officielles, ces ajustements ont pour objectif de dissuader davantage les manquements à la loi et de renforcer les mécanismes de prévention.

Le pays avait renoncé à la peine de mort pour les crimes de droit commun en 2018, sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré. Avec ce projet de Code pénal, le gouvernement acte un changement de cap significatif dans sa stratégie de justice et de sécurité.

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