L’Algérie met fin à sa convention aérienne avec les Émirats arabes unis
L’Algérie a officiellement annoncé la dénonciation de la convention relative aux services aériens conclue avec les Émirats arabes unis en 2014. Cette décision marque un tournant dans les relations bilatérales et pourrait avoir des conséquences importantes sur le transport aérien, la connectivité régionale et les échanges économiques entre les deux pays.
Une rupture d’accord aux implications multiples
La convention bilatérale, en vigueur depuis plus de dix ans, organisait les droits de survol, d’escale et les libertés de l’air pour les compagnies aériennes des deux États. Elle prévoyait également des facilités économiques, comme des exemptions fiscales sur le carburant, les pièces de rechange ou les provisions de bord, et définissait les droits et obligations des transporteurs dans leurs relations commerciales.
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En dénonçant cet accord, l’Algérie invoque le cadre juridique prévu par l’article 22, qui impose un préavis pouvant atteindre douze mois avant l’expiration effective des droits de trafic. Durant cette période, les vols peuvent continuer normalement, à condition que les deux parties maintiennent une coordination diplomatique et opérationnelle. Cette période transitoire offre également une marge de négociation pour la mise en place d’éventuelles solutions temporaires ou de nouveaux accords.
Entre diplomatie et enjeux économiques
La décision intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi, l’Algérie accusant les Émirats d’ingérence dans certaines affaires régionales. Au-delà de l’aspect technique, la rupture de la convention pourrait affecter la connectivité aérienne entre l’Afrique du Nord et le Golfe, et entraîner des conséquences sur le commerce, le tourisme et les flux de passagers.
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Les compagnies aériennes des deux pays devront adapter leurs plans de vol et leurs stratégies commerciales, ce qui pourrait provoquer des ajustements temporaires dans les fréquences, les correspondances ou même les destinations desservies. Parallèlement, cette démarche ouvre à l’Algérie la possibilité de renégocier de nouveaux accords bilatéraux, mieux équilibrés et plus conformes à ses intérêts économiques et stratégiques.