Guinée-Bissau : Umaro Embalo annonce la date de l’élection présidentielle

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Guinée-Bissau : umaro Embalo reste au pouvoir malgré la fin officielle de son mandatLe président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo © DR
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Le président de Guinée-Bissau Umaro Sissoco Embalo a déclaré dimanche que les élections présidentielle et législatives se tiendront le 30 novembre, alors que la date de la fin de son mandat fait l’objet de contestations de la part de l’opposition.

«Les élections présidentielle et législatives auront lieu le 30 novembre 2025. Je vais signer d’ailleurs un décret dans ce sens», a déclaré Umaro Sissoco Embalo, sans dire préciser la date de signature du décret fixant la tenue de ses élections.

La date de la fin du mandat du président sortant a créé une polémique dans ce pays de l’Afrique de l’ouest. L’opposition estime que la date échue doit être fixée pour le 27 février. Cependant, la Cour suprême a indiqué que son mandat prendrait fin le 4 septembre.

Lire aussi : Guinée-Bissau : le président Embalo ne veut pas briguer un second mandat

Il faut souligner que le président Umaro  Sissoco Embalo  avait prêté serment pour un mandat de cinq ans le 27 février 2020, après une élection validée par la communauté internationale mais contestée par l’opposition, notamment par Domingos Simões Pereira, ancien Premier ministre et chef de file de l’opposition. Ce dernier avait saisi la Cour suprême, qui a mis plusieurs mois avant de confirmer la victoire d’Embalo le 4 septembre 2020. Il n’a jamais reconnu cette victoire, la qualifiant de frauduleuse.

En décembre 2023, le président Umaro Sissoco Embalo a dissous le Parlement, alors dominé par l’opposition, suite à des affrontements armés qu’il a décrits comme une tentative de coup d’État. Ces événements s’inscrivent dans un contexte de turbulences politiques récurrentes en Guinée-Bissau, un petit pays d’Afrique de l’Ouest souvent en proie à l’instabilité. Initialement, des élections législatives anticipées avaient été fixées au 24 novembre 2024, mais elles ont été reportées sine die par décret présidentiel, en raison de difficultés logistiques et financières.

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