Guinée-Bissau : le président dissout le Parlement et appelle à des élections anticipées

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Guinée-Bissau : umaro Embalo reste au pouvoir malgré la fin officielle de son mandatLe président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo © DR
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Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a dissous ce lundi le Parlement du pays. Dans un discours adressé à sa nation, il a évoqué des «différends persistants et insolubles» avec l’organe législatif. Il a ainsi plaidé pour la tenue d’élections anticipées en décembre prochain.

«J’ai décidé de rendre la parole au peuple de Guinée pour qu’il puisse, cette année encore, choisir librement par la voie des urnes le Parlement qu’il souhaite avoir pour un 11ᵉ mandat», a indiqué le président.

Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) a depuis longtemps dominé le Parlement de la Guinée-Bissau. Et, le parti du président Embalo, Madem G-15, n’a pas obtenu la majorité des sièges lors des élections de 2019. Cela a alimenté les tensions entre le législatif et l’exécutif.

La corruption et les détournements de fonds sont également l’un des sujets invoqués par Embalo pour justifier sa démarche. «La 10ᵉ législature a transformé l’Assemblée nationale populaire en un lieu de guérilla politique, de guerre et de conspiration. De nombreux députés se sont employés à affaiblir les institutions de la République au lieu de tout faire pour les renforcer», a-t-il ensuite martelé.

Enfin, le chemin de la Guinée-Bissau vers la stabilité était ardu. Malgré les élections, le pays a connu des coups d’État ou des tentatives de coup d’État depuis qu’il a obtenu son indépendance du Portugal en 1974. Le dernier en date a eu lieu en février et a coûté la vie à 11 personnes.

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