Gabon : Oligui Nguema nomme un nouveau gouvernement
Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a officialisé jeudi soir la composition d’un nouveau gouvernement, à travers un décret diffusé sur la télévision publique. Cette équipe compte 31 ministres, dont 10 femmes et 21 hommes, contre 30 dans la précédente.
La principale annonce concerne la nomination de Hermann Immongault, jusque-là ministre de l’Intérieur, au poste de vice-président du gouvernement, une fonction assimilée à celle de premier ministre. Artisan de l’organisation des élections durant la transition, il est considéré comme l’un des piliers du dispositif politique mis en place depuis le changement de régime.
Le chef de l’État a par ailleurs signé deux autres décrets. Le premier nomme Hugues Alexandre Barro Chambrier vice-président de la République, tandis que le second élève officiellement Hermann Immongault au rang de vice-président du gouvernement.
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La nouvelle équipe se caractérise par un important remaniement, avec l’entrée de 13 nouveaux ministres, le départ de 14 membres du précédent exécutif et le maintien de trois ministres d’État. Parmi les nouveaux entrants figurent Adrien Nguema Mba, nommé ministre de l’Intérieur, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbéneny aux Affaires étrangères, Thierry Minko à l’Économie, aux Finances, à la Dette et aux Participations, ainsi qu’Augustin Emane à la Justice. Clotaire Kondja hérite, pour sa part, du stratégique ministère du Pétrole et du Gaz.
Plusieurs changements concernent également des portefeuilles clés. Paul-Marie Gondjout quitte la Communication, remplacé par Germain Biahodjow. Gilles Nembé cède les Mines à Sosthène Nguema Nguema, tandis qu’Adrien Mougougou est remplacé à la Santé par Elsa Ayo. Au département de l’Habitat, Ludovic Megnie laisse sa place à Mays Mouissi, et Marcelle Ibinga succède à Pascal Ogowet Siphon au Tourisme.
Trois ministres d’État sont maintenus à leurs postes : Ulrich Manfoumbi Manfoumbi aux Transports, Brigitte Onkanowa à la Défense nationale et Camélia Ntoutoume-Leclercq à l’Éducation nationale, confirmant la volonté du chef de l’État de préserver certains équilibres au sommet de l’exécutif.
En revanche, deux figures marquantes quittent le gouvernement, dont Henri Claude Oyima, ancien numéro deux chargé de l’Économie et des Finances, et Adrien Mougougou, jusqu’alors ministre de la Santé. Ces départs illustrent la volonté affichée par le président Oligui Nguema d’insuffler une nouvelle dynamique politique dès le début de l’année.