Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo gracié par Alassane Ouattara

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Le président ivoirien Alassane Ouattara et son prédécesseur Laurent Gbagbo au palais présidentiel à Abidjan, le 27 juillet 2021 © DRLe président ivoirien Alassane Ouattara et son prédécesseur Laurent Gbagbo au palais présidentiel à Abidjan, le 27 juillet 2021 © DR
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Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, samedi 6 août, avoir accordé sa grâce à son prédécesseur, Laurent Gbagbo.

«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à Laurent Gbagbo», a annoncé Alassane Ouattara dans un discours à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

Il a précisé avoir demandé à ce qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de rentes viagères.

Il a, en outre, précisé avoir signé un décret accordant «la libération conditionnelle» à deux anciennes figures de l’appareil militaire et sécuritaire du régime de Laurent Gbagbo, condamnées pour leur rôle dans la crise de 2010-2011.

Il s’agit du contre-amiral Vagba Faussignaux, ex-patron de la Marine, et du commandant Jean-Noël Abéhi, ancien chef de l’escadron blindé de la gendarmerie du camp d’Agban, à Abidjan.

Laurent Gbagbo, 77 ans, définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011, est rentré dans son pays le 17 juin 2021 avec le feu vert de Ouattara.

Il restait néanmoins sous le coup en Côte d’Ivoire d’une condamnation à 20 ans de prison pour le braquage de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

Notons que la crise était née du refus de Gbagbo de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle de fin 2010, ce qui avait entraîné des violences ayant fait quelque 3.000 morts jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan en avril 2011.

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