Conseil de sécurité : l’envoyé de l’ONU en RDC déplore une grave détérioration sécuritaire

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Conseil de sécurité : l’envoyé de l’ONU en RDC déplore une grave détérioration sécuritaireL’émissaire des Nations Unies (ONU) en République démocratique du Congo (RDC), Bintou Keita, devant le Conseil de sécurité. © UN Photo/Loey Felipe
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L’émissaire des Nations Unies (ONU) en République démocratique du Congo (RDC), Bintou Keita, a mis en garde le Conseil de sécurité contre un embrasement qui pourrait devenir incontrôlable dans l’est du pays.

«Si le (mouvement rebelle) M23 poursuit ses assauts coordonnés contre les FARDC (force armées congolaises) et la Monusco (mission onusienne en RDC) en renforçant ses capacités conventionnelles, la Mission pourrait se retrouver face à une menace qui dépasse ses aptitudes actuelles», a-t-elle prévenu le 29 juin.

«Les activités du M23 et des groupes armés dans l’est de la RDC menacent de défaire les progrès durement réalisés en matière de sécurité et de stabilité en République démocratique du Congo et dans la région», a prévenu Bintou Keita.

Elle a demandé l’aide du Conseil de sécurité pour pousser la RDC et le Rwanda à trouver une solution à leur division. «Il est impératif que le Conseil redouble ses efforts pour une désescalade rapide de la situation, et le désarmement du M23», appelle la responsable.

«J’exhorte la RDC et le Rwanda à saisir l’occasion du prochain sommet qui sera accueilli par le président Joao Lourenço à Luanda pour résoudre leurs différends par le dialogue», a-t-elle ajouté.

Interrogée sur la force régionale que plusieurs pays d’Afrique de l’Est veulent déployer dans l’est de la RDC, Bintou Keita a souligné l’importance de la «coordination» avec la Monusco. Selon elle, il faut identifier les rôles et les responsabilités concernant la protection des civils et assurer le respect des droits de l’Homme lors des futures opérations de cette nouvelle force.

L’envoyée onusienne a déclaré que les premiers déploiements de la nouvelle force sont attendus avant la fin du mois de juillet dans l’est de la RDC, le gros des troupes sur le terrain étant prévu pour le mois d’août.

Pour rappel, les dirigeants d’Afrique de l’Est ont convenu le 20 juin dernier de mettre en place une force régionale pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est de la RDC.

Rébellion à dominante tutsie vaincue en 2013, le M23 a repris les armes à la fin de l’année dernière dans l’est de la RDC, une région minée par les exactions de plusieurs autres groupes armés depuis près de 30 ans. Cette résurgence a ainsi déclenché une nouvelle crise entre la RDC et le Rwanda, Kinshasa accusant Kigali de soutenir les rebelles. Une allégation que le Rwanda conteste et dément.

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