Attaque terroriste sur un convoi au Mali : les routiers paralysent les routes vers le Sénégal

Temps de lecture :
Attaque meurtrière d’un convoi au Mali , les routiers paralysent l’axe Bamako-SénégalDes camions (Photo illustration) © AP
A A A A A

Le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (Synacor) a annoncé, lundi, une grève sur le principal corridor reliant le Mali à la frontière sénégalaise. Le mouvement vise à obtenir le rapatriement des dépouilles de chauffeurs tués lors d’une attaque terroriste contre un convoi de carburant fin janvier. Pour rappel, le 29 janvier, un convoi de camions-citernes circulant dans l’ouest du Mali a été pris pour cible lors d’une attaque attribuée à des groupes terroristes.

Le bilan fait état d’au moins 15 morts, voire 18 selon des témoignages recueillis par l’AFP. Des dizaines de véhicules ont également été incendiés ou détruits. Plusieurs semaines après les faits, les corps des chauffeurs n’ont toujours pas été rapatriés, selon le Synacor.

Une grève décidée en assemblée générale

Réunis en assemblée générale, les membres du syndicat ont exprimé leur « profond mécontentement face à la situation actuelle », a indiqué Aboubacar Coulibaly, chargé de communication du Synacor, dans un communiqué.

Les routiers ont ainsi décidé d’un arrêt de travail « jusqu’au rapatriement des corps de nos camarades laissés sur le bord de la route entre Diboli, à la frontière sénégalaise, et Kayes », grande ville de l’ouest malien.

Lire aussi : Nigeria : des frappes aériennes de l’armée font 40 morts parmi des groupes terroristes dans le nord-est

Le mouvement social entraîne la suspension de toutes les activités de transport sur l’axe Bamako, Kayes et Diboli et dans les zones environnantes. « Les opérations de déchargement et toutes les autres activités sont également arrêtées jusqu’à nouvel ordre », précise le syndicat, qui conditionne la reprise du travail à une solution concernant les corps des victimes.

Les camioneurs désormais pris pour cibles comme les militaires

Depuis septembre, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, impose des blocus à plusieurs villes du pays et multiplie les attaques contre les convois de carburant.

Ces actions perturbent gravement l’approvisionnement et pèsent lourdement sur l’économie malienne, notamment à Bamako. L’attaque du 29 janvier, sur l’axe reliant la frontière sénégalaise à Kayes, marque une recrudescence de ces offensives après plusieurs semaines de relative accalmie.

Selon une source sécuritaire citée par l’AFP, les assaillants du JNIM auraient intercepté les chauffeurs avant de les exécuter « à bout portant, les yeux bandés ». Il s’agit de la première fois que les terroristes procèdent à l’exécution systématique de chauffeurs routiers, bien que certains aient déjà perdu la vie lors d’attaques antérieures. En novembre dernier, le JNIM avait affirmé dans une vidéo de propagande que les chauffeurs de camions-citernes seraient désormais considérés comme des « cibles militaires ».

Recommandé pour vous

Sénégal : une épidémie de diphtérie frappe plusieurs régions

Au Sénégal, les autorités sanitaires appellent les citoyens à consulter en urgence dès l’apparition des premiers symptômes de la diphtérie, suite au décès de 9 personnes.

Afrique du Sud : des réfugiés de Durban transférés vers un centre de rétention à Gauteng

Afrique du Sud : 278 réfugiés et demandeurs d’asile de Durban transférés vers le centre de Lindela, sur fond de tensions migratoires.

RDC : l’épidémie d’Ebola fait désormais 3.310 morts

L’épidémie d’Ebola en RDC a fait 3.310 morts sur 6.843 cas confirmés. Six provinces et 61 zones de santé sont touchées, avec un taux de létalité de 48,4%.

RDC : Kinshasa lance un plan de 180 jours contre Ebola

La RDC lance un plan de 180 jours contre Ebola, avec 1,3 milliard de dollars à mobiliser pour renforcer surveillance, prise en charge, logistique et prévention.

Fournaise

Ca gronde en Tunisie. Contre le président Saïed d’abord. Contre les coupures ensuite. Mais au fond, c’est la même colère. Celle de se sentir abandonné par l’Etat.

Rentrée scolaire en Afrique : les familles confrontées à la hausse des coûts

La rentrée scolaire en Afrique est marquée par la hausse des prix des fournitures et des manuels, ainsi que par des frais de scolarité jugés trop élevés.
pub