En Ouganda, le président iranien soutient la loi anti-LGBTQ

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En Ouganda, le président iranien soutient la loi anti-LGBTQLe président ougandais, Yoweri Museveni, accueille et montre le chemin à son homologue iranien, Ebrahim Raïssi, à Kampala, le 12 juillet 2023 © Reuters
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En visite en Ouganda, le président iranien, Ebrahim Raïssi, a critiqué, mercredi 12 juillet, l’Occident qui promeut l’homosexualité, deux mois après la promulgation dans ce pays d’une loi «anti-LGBTQ».

À l’issue d’un entretien avec le chef de l’État,Yoweri Museveni, le président Raïssi a déclaré que «l’Occident essaie aujourd’hui de promouvoir l’idée de l’homosexualité et en promouvant l’homosexualité, ils essaient de mettre fin à l’espèce humaine». Et, d’affirmer que les pays occidentaux «agissent contre l’héritage et la culture des nations».

Pour rappel, le président Museveni, qui dirige l’Ouganda depuis 1986, a promulgué en mai dernier un texte prévoyant de lourdes peines pour les personnes ayant des relations homosexuelles et faisant la promotion de l’homosexualité. Un crime d’ «homosexualité aggravée» est passible de mort, une peine qui n’est toutefois plus appliquée depuis des années en Ouganda.

Une tournée dans trois pays africains

Le président iranien effectue une tournée dans trois pays du continent, à savoir le Kenya, l’Ouganda et le Zimbabwe. Il s’agit de la première visite en Afrique d’un dirigeant iranien depuis onze ans.

Raïssi, qui s’est entretenu, mercredi matin à Nairobi, avec son homologue kényan, William Ruto, est arrivé dans l’après-midi à Entebbe en Ouganda. Il doit se rendre ce jeudi à Harare au Zimbabwe pour rencontrer le président Emmerson Mnangagwa.

Selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA, Raïssi est accompagné en Afrique par son chef de la diplomatie et par une délégation d’hommes d’affaires.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a décrit cette tournée comme un «nouveau point de départ» de nature à doper les liens économiques et commerciaux entre Téhéran et les pays africains. L’Iran et les trois pays visités cette semaine ont de plus des «vues politiques communes», a-t-il affirmé, lundi 10 juillet.

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