Transport aérien : inflation en haute altitude

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Royal Air Maroc élue « meilleure compagnie aérienne en Afrique » pour la deuxième année consécutiveUn avion de la Royal Air Maroc © DR
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Après deux années fortement perturbées par les restrictions sur la mobilité, les voyageurs sont de retour dans les aéroports et l’envolée des prix des billets ne semble pas refroidir la liberté retrouvée de voyager. Pour les transporteurs, la reprise forte de l’activité restera insuffisante pour retrouver les revenus pré-covid. Par ailleurs, la hausse du prix du kérosène pose d’énormes défis en matière de maîtrise des coûts. Pour les transporteurs africains, l’envolée du prix du kérosène pourrait entraîner un manque à gagner de plus de 4 milliards de dollars.

Dans les rayons des supermarchés, à la station service…l’inflation est bien visible. Elle se diffuse aussi dans les prix des billets d’avion. Mais, pas de quoi freiner la demande de transport aérien après deux années émaillées par les restrictions aux frontières. Les gens profitent de la liberté de voyager partout où ils le peuvent.

 

Forte reprise du trafic aérien entachée par les prix du pétrole

En juin, le trafic a augmenté de 76% par rapport à la même période de 2021, mais reste 30% inférieur aux niveaux d’avant crise. La reprise est forte un peu partout. Le trafic est en hausse de 217% au Moyen Orient, de 155% en Europe ou encore de 97% en Afrique. Le retour des passagers et les prix qui s’envolent font normalement les affaires des compagnies aériennes mais, les situations sont variables.

Pour les compagnies aériennes africaines en particulier, le rebond de l’activité restera insuffisant pour retrouver les revenus pré-covid. Près de 5 milliards de dollars manqueraient à l’appel cette année encore, après 8,6 milliards en 2021 et 10,2 milliards en 2020. Par ailleurs, le prix du kérosène pose d’énormes défis en matière de maîtrise des coûts. Il a augmenté de plus de 70% sur les six premiers mois de l’année, soit l’une des plus fortes hausses depuis au moins 2002, ce qui entraîne une pression sans précédent sur les coûts dans l’industrie. Le kérosène représente généralement entre 20 et 25% des coûts opérationnels. Pour les transporteurs africains, l’envolée du prix du kérosène pourrait entraîner un manque à gagner de plus de 4 milliards de dollars, selon les estimations de leur association (AFRAA). 

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