L’Algérie et sa « politique de diversion »

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Depuis que les États-Unis ont reconnu la marocanité du Sahara, la presse internationale s’intéresse de plus en plus aux tensions frontalières entre le Maroc et l’Algérie. Si les tensions et la méfiance mutuelle sont réelles, la source des tensions n’est souvent pas précisée ni claire. Plusieurs médias étrangers estiment que le gouvernement algérien tente de détourner l’attention de sa population des crises locales pour la concentrer sur des menaces exogènes, et ce, en adoptant une stratégie bien connue appelée « politique étrangère de diversion ».



Ainsi, Jasper Hamann nous donne pour le site d’information Morocco World News une vision étayée et argumentée de la situation. Selon le site, afin de galvaniser et apaiser son public national, l’exécutif du pays voisin a mis en garde ses citoyens contre une menace « sioniste » à la frontière après que le Maroc a rétabli ses relations avec Israël et a présenté la légalisation du cannabis dans le Royaume comme une tactique pour répandre la « toxicomanie » en Algérie.

L’utilisation de cette politique de diversion intervient alors que les manifestations du mouvement Hirak ont repris de plus belle. En effet, les Algériens expriment leur frustration par des rassemblements pacifiques qui constituent une menace pour l’élite dirigeante du pays à Alger. Incapable de contrôler et de maîtriser les militants, les responsables algériens ont adopté ladite « politique étrangère de diversion » pour distraire les citoyens et créer un faux effet de « rassemblement autour du drapeau« . 



Le journaliste nous rappelle que cette stratégie est utilisée depuis des siècles, notamment par des dirigeants notables tels qu’Otto von Bismarck, qui a utilisé un conflit avec la France pour finalement unifier l’Allemagne. Plus récemment, la politique étrangère de diversion a été utilisée avec succès par le président américain George W. Bush et son père, qui ont tous deux vu leur cote de popularité grimper en flèche après avoir lancé des conflits au Moyen-Orient.

Pour l’Algérie, la politique étrangère de diversion ne signifie pas déclencher un conflit réel. Au contraire, elle utilise des menaces étrangères fictives, rien que pour pousser ses citoyens à diriger leur colère et leur mécontentement vers d’autres « ennemis ».


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