La Tunisie prévoit une hausse de 5,7% des recettes budgétaires en 2025

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kamel maddouri 1Le Premier ministre tunisien Kamal Maddouri © DR
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Le premier ministre, Kamal Maddouri, a déclaré que la Tunisie prévoit une augmentation de 5,7% de ses recettes budgétaires en 2025 par rapport à l’année précédente. Il faisait cette déclaration devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et le Conseil national des régions et des districts (CNRD).

Selon la presse locale, les recettes devraient ainsi atteindre environ 50 milliards de dinars (16,03 milliards $) contre 47,3 milliards de dinars pour le budget de 2024. Les ressources propres représenteront 63,9% des ressources totales contre 62,5%, l’année précédente.

Le gouvernement tunisien a prévu pour 2025 une mobilisation d’endettement de près de 28 milliards de dinars, répartis entre 21,8 milliards de dinars en dette intérieure et 6,1 milliards en dette extérieure.

Lire aussi : Tunisie : une présidentielle sur fond de polémiques politico-judiciaires

Les dépenses publiques s’élèvent à 59,8 milliards de dinars, dont une grande partie est allouée aux salaires (40,8%) et aux subventions (19,4%), en particulier pour les hydrocarbures et les produits de base. Le budget global de l’État pour 2025 est estimé à 78,2 milliards de dinars, en légère augmentation par rapport à 2024, où il était de 77,8 milliards de dinars.

Malgré les défis économiques actuels, les autorités tunisiennes restent déterminées à revitaliser l’économie. Le budget repose sur des hypothèses de stabilité du taux de change du dinar et des prix des matières premières à l’international. Par ailleurs, le gouvernement s’engage à poursuivre la réforme fiscale, en élargissant l’assiette fiscale et en intégrant le secteur informel dans l’économie formelle. Des mesures d’optimisation des dépenses publiques sont également prévues.

Le gouvernement prévoit un taux de croissance du PIB de 3,2% pour 2025, en hausse par rapport aux 1,6% estimés pour 2024, soutenu par des prévisions favorables sur les prix du pétrole brut Brent, estimés à 77,4 dollars le baril, a soutenu le Premier ministre.

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