Présidentielle gabonaise : Oligui Nguema plébiscité

Temps de lecture :
Le Gabon prépare l’élection présidentielle du 12 avril 2025Le général Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a renversé Ali Bongo Ondimba et dirige le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), a prêté serment ce lundi 4 septembre à Libreville sur une «charte de la transition» en tant que président d'une période «transition». © DR
A A A A A

Au Gabon, après 11 mois de transition politique suivant le coup d’État du 30 août, la candidature du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, commence à faire l’objet de nombreux appels. Même si ce dernier n’a pas encore confirmé officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle prévue en août 2025, il ne l’exclut pas non plus. Son activité sur le terrain et ses déclarations laissent penser qu’il pourrait se présenter pour mettre fin à la transition en cours, rapporte RFI.

La charte de la transition en vigueur au Gabon permet à Oligui Nguema de se porter candidat, contrairement aux autres membres de la transition qui ne peuvent pas se présenter. Ce cadre légal lui donne une position privilégiée dans la course présidentielle.

Lire aussi : Le Gabon contrôle désormais 25% de sa production pétrolière

Alexandre Barro Chambrier, vice-premier ministre et président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), a officiellement annoncé qu’il ne sera pas candidat à l’élection. Lors d’un meeting devant ses militants, samedi dernier, il a affirmé son soutien total à Oligui Nguema en cas de candidature. «Si Brice Clotaire Oligui Nguema est candidat, notre parti et toutes les forces alliées soutiendront sa candidature et nous ne présenterons pas de candidat», a-t-il déclaré.

Alexandre Barro Chambrier, âgé de 65 ans, a justifié sa décision par la nécessité de combler le retard de développement du Gabon. Il a loué la détermination d’Oligui Nguema à améliorer les infrastructures du pays en peu de temps. Ancien opposant d’Ali Bongo, Chambrier avait précédemment soutenu d’autres candidats et avait hésité à entrer dans le gouvernement après le coup d’État. Ce soutien à Oligui Nguema marque une étape significative dans le paysage politique gabonais.

Recommandé pour vous

Soudan : pressions internationales pour reconnaître les responsables de la famine et des violences sexuelles

Politique - Vingt-neuf États occidentaux réclament des enquêtes indépendantes sur les violences, la famine et les agressions sexuelles au Soudan.

Libye : un « business » de l’exploitation des migrants dénoncé par l’ONU

Politique - Un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme décrit en Libye un système d’abus institutionnalisés contre migrants et réfugiés.

L’ONU sollicite 1,6 milliard de dollars pour venir en aide aux réfugiés soudanais

Politique - Les Nations Unies lancent un appel de 1,6 milliard de dollars pour soutenir 5,9 millions de réfugiés du Soudan en 2026.

Niger : un haut responsable militaire évoque « une guerre avec la France », Paris dément

Politique - Lors d’un rassemblement organisé dans la capitale, le général Amadou Ibro a lancé des propos qui ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux : « sachez que nous allons entrer en guerre avec la France », a-t-il déclaré devant des milliers de jeunes, suscitant des applaudissements et des chants hostiles à l’égard de la France.

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.
pub