La CEDEAO se penche sur le retrait du Mali, du Burkina et du Niger

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La CEDEAO allège les sanctions contre la Guinée et le MaliSession extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO, le 8 février 2024 à Abuja © CEDEAO
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Lors d’une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président de la Commission de l’organisation, Omar Alieu Touray, a une fois de plus manifesté sa préoccupation quant au « retrait précipité » du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Il a souligné que cette décision ne respecte pas les conditions énoncées dans le Traité révisé de 1993 régissant les retraits et adhésions à l’organisation.

Dr Alieu Touray a critiqué le manque de réflexion des trois États concernés sur les implications de leur décision pour leurs citoyens. Selon lui, les raisons avancées par les trois pays pour leur retrait de la CEDEAO ne reposent sur aucun fondement réel. Ces déclarations ont été faites lors de la réunion où le président de la Commission de la CEDEAO a également souligné que les événements en cours dans la région représentent une menace pour la paix et la stabilité politique de la communauté ouest-africaine.

De son côté, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Yusuf Maitama Tuggar, a exprimé une inquiétude considérable face aux décisions de retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Il a qualifié la réunion de cruciale pour trouver des solutions aux défis posés par ces décisions, insistant sur la nécessité de respecter les principes de la gouvernance démocratique et de sauvegarder le droit des peuples à élire librement leurs dirigeants.

Le 28 janvier dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé conjointement leur retrait immédiat de la CEDEAO, officialisant la décision en notifiant officiellement les autorités de l’organisation communautaire le lendemain, le 29 janvier.

Lire aussi : CEDEAO : le Mali, le Burkina et le Niger persistent dans leur retrait

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