Guinée-Bissau : dissolution du Parlement après des affrontements armés

Temps de lecture :
Guinée-Bissau : dissolution du Parlement après des affrontements armésLe président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, le 29 juillet 2023. © Sergei Bobylyov/TASS Host Photo Agency via REUTERS/
A A A A A

Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, a décidé de dissoudre le Parlement, largement dominé par l’opposition. Une action qui intervient trois jours après des affrontements armés qualifiés de «tentative de coup d’État». Cette annonce, faite par décret présidentiel, ne précise pas le calendrier des futures élections législatives. Le président invoque cependant la «complicité» entre la Garde nationale et certains intérêts politiques au sein de l’appareil d’État. De plus, il a affirmé que la tentative de putsch rendait le fonctionnement normal des institutions républicaines impossible.

Fractures politiques profondes et instabilité chronique

La Guinée-Bissau fait face à une instabilité politique chronique depuis son indépendance en 1974. Aujourd’hui, elle traverse une nouvelle crise après les affrontements qui ont éclaté entre la Garde nationale et la Garde présidentielle. Ces événements révèlent les fractures profondes entre la présidence et le gouvernement, exacerbant les tensions politiques. La Garde nationale, relevant du ministère de l’Intérieur et du gouvernement, a été ainsi impliquée dans des heurts avec la Garde présidentielle. Cela illustre de fait la complexité des alliances politiques au sein du pays.

Accusations de corruption et passivité du gouvernement de la Guinée-Bissau

De son côté, le président dénonce la «passivité» du gouvernement face à ces affrontements. Il a même accusé la Garde nationale de chercher à entraver les investigations du parquet. Des investigations concernant la libération des membres du gouvernement de la Guinée-Bissau, présumés suspects d’un retrait de dix millions de dollars des caisses de l’État. Umaro Sissoco Embalo revient à la charge et critique le Parlement. Selon lui, ce dernier défendrait des membres de l’exécutif corrompus plutôt que de veiller à l’application rigoureuse de la loi.

Recommandé pour vous

France-Libye : les vols directs reprennent après plus de 13 ans

Le 17 septembre 2026, la liaison aérienne directe entre la Libye et la France a repris, une première après plus de treize ans d’interruption. Détails.

Guinée : France 24 interdite de diffusion suite à une controverse

La Guinée interdit France 24 après qu’un présentateur a qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste », malgré les excuses de la chaîne.

Cameroun : d’anciens contractuels réclament 60 mois d’impayés

154 anciens contractuels du PIAASI, au Cameroun, réclament 60 mois d’arriérés de salaire. Ils affirment attendre une solution promise après une rencontre avec le Premier ministre.

Gabon : l’audit ramène le taux d’endettement sous le seuil de 70%

Le Gabon ramène son taux d’endettement à 68,91% après un audit, contre 84% auparavant, grâce à une révision de la dette et du PIB.

Afrique du Sud : Pretoria préoccupée par les restrictions américaines sur les visas

Pretoria dénonce les restrictions américaines sur les visas visant des responsables sud-africains et appelle Washington à privilégier le dialogue diplomatique.

Mauritanie : l’ambassadeur iranien convoqué à Nouakchott

La Mauritanie a convoqué l’ambassadeur iranien après des « déplacements » jugés contraires aux usages diplomatiques, sur fond de controverse autour d’une visite à Bousdeïra.
pub