Marché du chômage

Temps de lecture :
chomage-jeune-afriqueImage d'illustration © DR
A A A A A

Pour des dizaines de milliers de jeunes africains qui viennent de sortir de l’université, un autre combat démarre. L’euphorie du diplôme passée, il faut affronter le «marché du chômage». L’Administration, qui fut jadis la plus grande industrie et le principal employeur dans la plupart des pays africains, n’est plus qu’un lointain souvenir. Trop petit, le secteur privé crée très peu d’emplois.

Si l’on exclut les jeunes qui ont la «chance» de compter sur le réseau ou le piston des parents, d’un oncle ou d’une tante, pour la grande majorité de ces diplômés qui arrivent sur le marché, c’est la galère. Ces «gens d’en bas», des primo-demandeurs d’emploi qui n’ont pas un parent proche de responsables politiques ou de dirigeants des entreprises publiques, doivent se débrouiller seuls. Les plus mal en point sont ceux qui sortent des « filières à chômage », des formations qui n’ont quasiment pas de débouchés et qu’aucun gouvernement n’a le courage de redimensionner. Ces facultés sont un peu des voitures-balais et des garderies pour des milliers de jeunes. Tant que tout bachelier peut y prétendre à une place, cela permet au politique d’esquiver des décisions impopulaires et peut-être, des ennuis.

Pas étonnant de constater que partout sur le continent, le taux de chômage des 15-24 ans atteint les 40% en moyenne avec des pics de 80% dans certains cas. Heureusement que nos jeunes n’attendent plus grand-chose de l’État. Avec courage, ils se convertissent dans une activité informelle qui leur permet tout simplement de vivre. À Cotonou, Ouagadougou ou à Kinshasa, les motos-taxi sont aujourd’hui conduits par des diplômés du supérieur. Bravo à tous ces micro-entrepreneurs !

Recommandé pour vous

Mali : remaniement du gouvernement de transition et promotion de ministres d’État

Le président de la transition du Mali, Assimi Goïta, a procédé, jeudi à Bamako, à un remaniement ministériel partiel visant à réorganiser l’équipe gouvernementale en place depuis novembre 2024.

RDC : Luanda avance la date d’un cessez-le-feu avec le M23

Afrique - Luanda propose un arrêt des combats en RDC à partir du 18 février. Une initiative diplomatique qui attend l’aval de Kinshasa et du M23, alors que subsistent des incertitudes sur son articulation avec l’accord de Doha et le mécanisme de vérification régional.

RDC : l’ONU appelle à une riposte urgente face à la flambée du choléra

Les Nations unies ont lancé, mercredi, un appel pressant pour renforcer immédiatement la riposte contre l’épidémie de choléra en République démocratique du Congo (RDC), alors que la propagation de la maladie suscite de vives inquiétudes.

Zimbabwe : l’opposition dénonce un « coup d’État » constitutionnel

Au Zimbabwe, plusieurs figures de l’opposition accusent le président Emmerson Mnangagwa de vouloir orchestrer un « coup d’État constitutionnel » à travers un projet de réforme de la Constitution.

Hydrocarbures : l’Égypte mise sur une relance massive de sa production

Afrique - L’Égypte accélère la modernisation de son secteur énergétique avec de nouveaux contrats, des technologies de pointe et un plan ambitieux pour relancer ses champs pétroliers, réduire ses dettes et consolider son rôle stratégique sur le marché régional.

UMOA-Titres : les États de l’UEMOA doublent leurs levées de fonds en janvier

Le marché régional des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) a connu un démarrage d’année exceptionnel en janvier 2026.
pub