Pollution plastique : le Gabon met en place une plateforme nationale d’action
Le Gabon a lancé mardi sa Plateforme nationale d’action contre les plastiques (NPAP), une initiative destinée à renforcer la lutte contre la pollution plastique et à accélérer le développement d’une économie circulaire dans le pays, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP).
La nouvelle plateforme est portée par la Direction générale de l’Environnement et de la Protection de la Nature (DGEPN), en partenariat avec le Partenariat mondial pour l’action contre les plastiques (GPAP) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Gabon.
La NPAP doit notamment permettre d’identifier les mesures réglementaires, les besoins financiers ainsi que les dispositifs opérationnels nécessaires à la mise en place d’un véritable marché de l’économie circulaire.
L’initiative ambitionne également de réunir les différents acteurs concernés par la problématique des déchets plastiques afin de coordonner leurs actions. Elle doit ainsi contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale et à une meilleure articulation entre les politiques publiques, les données disponibles, l’innovation et les mécanismes de financement.
Une feuille de route à l’horizon 2030
Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, Maurice Ntossui Allogo, a souligné que cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gabon de construire un modèle économique dans lequel les produits plastiques seraient conçus, collectés et valorisés de manière plus efficace.
L’objectif affiché est de parvenir, d’ici 2030, à une meilleure gestion du plastique tout au long de son cycle de vie, afin de limiter son rejet dans les milieux naturels. Cette transformation devrait également favoriser la création d’emplois et l’émergence de nouvelles opportunités économiques liées à l’économie circulaire.
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La NPAP sera notamment chargée de préparer une feuille de route couvrant la période 2026-2030, avec pour priorité la réduction de la pollution plastique, le développement des infrastructures de recyclage et la stimulation des investissements verts.
Le PNUD appelle à renforcer les investissements
La représentante résidente adjointe du PNUD au Gabon, Soahangy Mamisoa Rangers, a pour sa part mis en garde contre les conséquences de la pollution plastique sur les écosystèmes terrestres et marins ainsi que sur la santé publique.
Elle a estimé que cette problématique constitue également un obstacle aux efforts engagés en faveur du développement durable. Dans ce contexte, elle a appelé à mobiliser des ressources financières correspondant aux ambitions affichées et à mieux orienter les financements publics et privés vers des solutions durables.
Selon elle, la plateforme doit dépasser le cadre institutionnel pour devenir un instrument de coordination et d’action collective, capable notamment de faciliter la mobilisation des investissements nécessaires à la transition.
Premier pays d’Afrique centrale à rejoindre le GPAP
Le Gabon est le premier pays d’Afrique centrale à avoir rejoint le Partenariat mondial pour l’action contre les plastiques, une initiative mise en place par le Forum économique mondial.
En tant que secrétariat du partenariat au niveau national, le PNUD-Gabon doit contribuer à faciliter les échanges entre les différentes parties prenantes et à assurer la coordination opérationnelle de la plateforme.
À travers la NPAP, les autorités gabonaises entendent ainsi renforcer les capacités nationales en matière de recyclage, encourager les investissements dans l’économie verte et intensifier les opérations visant à restaurer et préserver les écosystèmes terrestres et marins affectés par la pollution plastique.