Côte d’Ivoire : l’opposition pose ses conditions après la dissolution de la CEI

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Drapeau de la Côte d'IvoireDrapeau de la Côte d'Ivoire © DR
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L’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire a relancé les tensions autour de l’organisation des prochains scrutins. Créée il y a 25 ans pour superviser les élections, l’institution faisait depuis longtemps l’objet de critiques de l’opposition, qui l’accusait de ne pas offrir toutes les garanties d’équilibre et d’impartialité.

Dès l’annonce de sa disparition, plusieurs formations politiques ont posé leurs conditions à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion électorale. Le PDCI de Tidjane Thiam a dénoncé une décision prise sans concertation avec les acteurs politiques. Le parti s’est aussi inquiété du manque de transparence autour du budget prévu pour la révision de la liste électorale en 2026 et a réclamé l’ouverture d’un dialogue avec l’ensemble des partis afin de définir les règles du futur système électoral.

Même exigence du côté de Simone Ehivet, cheffe du Front populaire ivoirien (FPI), qui appelle à la tenue d’un dialogue national. L’ancienne première dame a rappelé ses revendications récurrentes à l’approche de chaque échéance électorale : la mise en place d’un organe réellement indépendant, un redécoupage électoral jugé équitable et une révision consensuelle de la liste électorale.

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La fiabilité du futur dispositif électoral remise en question

Dans le même sens, Vincent Toh Bi Irié, préfet du département d’Abidjan, plaide pour l’élaboration d’une nouvelle liste électorale, connectée directement à l’état civil afin de limiter les doublons et d’autres irrégularités. S’il reconnaît le coût d’une telle réforme, il estime qu’elle serait nécessaire pour garantir des élections crédibles.

Au-delà de la dissolution de la CEI, c’est donc la question de la fiabilité du futur dispositif électoral qui cristallise les inquiétudes. Pour Ahoua Don Mello, enseignant-chercheur et homme politique, l’enjeu est majeur et la réforme ne doit pas aboutir à remplacer un système contesté par un autre tout aussi décrié.

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