Hydrocarbures : l’Égypte mise sur une relance massive de sa production
Après plusieurs années de ralentissement, l’Égypte amorce un tournant majeur dans sa politique énergétique. Le gouvernement ambitionne de multiplier par deux sa production pétrolière au cours des cinq prochaines années, en s’appuyant notamment sur les opérateurs internationaux déjà présents dans le pays.
Pour soutenir cette dynamique, Le Caire a engagé une refonte des accords existants avec ses partenaires étrangers. Jugées peu incitatives, les anciennes conditions contractuelles sont en cours de révision afin de faciliter le développement des gisements et d’améliorer leur rentabilité. Un nouveau cadre est également en préparation entre la compagnie publique EGPC et les majors du secteur.
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Technologies de pointe et champs matures en première ligne
La relance repose principalement sur l’optimisation des sites vieillissants et l’intégration de méthodes avancées, comme le forage horizontal. Plusieurs groupes spécialisés, dont SLB, Baker Hughes ou Halliburton, ont déjà manifesté leur volonté d’accompagner cette stratégie.
Parallèlement, l’État prévoit d’assainir sa situation financière vis-à-vis des compagnies pétrolières, avec un objectif de réduction des arriérés à près de 1,2 milliard de dollars d’ici mi-2026. Une étape clé pour restaurer la confiance et relancer l’investissement.
Alors que les importations de gaz israélien progressent, l’Égypte cherche aussi à renforcer sa production nationale. En octobre 2025, le pays produisait 519.000 barils par jour, loin du record atteint dans les années 1990.