La BAD réussit une émission historique d’obligations à 10 ans en dollars

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BAD : 150 M€ au FEC pour le développement territorialBanque Africaine de Développement © DR
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C’est la première fois que la Banque africaine de développement (BAD) émet des obligations libellées en dollars avec une maturité de 10 ans. Cette opération, orchestrée par un consortium de cinq grandes banques internationales, a permis de lever un milliard de dollars. Elle s’inscrit dans une émission à double tranche, qui a également généré deux milliards de dollars supplémentaires via un emprunt remboursable sur trois ans.

Cette opération a été coordonnée par J.P. Morgan Securities, qui a également joué le rôle de coordinateur de stabilisation. L’opération a mobilisé Bank of America Securities, BNP Paribas, Nomura International et Wells Fargo Securities. Ensemble, ces institutions ont assuré la distribution des titres auprès d’investisseurs institutionnels mondiaux, sans qu’aucune intervention de stabilisation ne soit nécessaire, témoignant d’un fort engouement du marché.

Lire aussi : Taux d’intérêt : la conjoncture rattrape les emprunteurs en Afrique subsaharienne

Cette opération intervient dans un contexte de transition, avec la fin du mandat d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD et l’arrivée de Sidi Ould Tah, ancien dirigeant de la BADEA, reconnu pour son professionnalisme et sa rigueur. Lors des dernières assemblées annuelles de l’institution (26-30 mai 2025), Akinwumi Adesina a souligné que la confiance des investisseurs internationaux constitue l’un de ses plus grands accomplissements, au même titre que le maintien de la note AAA de la banque.

La BAD, bien que fortement exposée à des économies notées « B » ou en dessous, a obtenu un taux d’intérêt de 4,5% pour cette obligation à 10 ans, un niveau très proche du rendement des bons du Trésor américain (4,35%). Cela témoigne de la solidité de son profil de crédit.

Depuis le début de l’année, la BAD a déjà réalisé 17 émissions obligataires dans des devises africaines telles que le naira, le shilling kényan ou le rand sud-africain, pour un montant total équivalent à 14,17 milliards de dollars. Cette opération en dollars ouvre ainsi une nouvelle voie pour diversifier ses sources de financement.

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