Mali : les autorités suspendent « jusqu’à nouvel ordre » les activités des partis politiques

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Mali : les autorités suspendent « jusqu'à nouvel ordre » les activités des partis politiquesManifestation à Bamako pour réclamer des élections « transparentes », le 8 juin 2018 © DR
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Un nouveau coup porté à la démocratie malienne. Les autorités militaires au pouvoir ont annoncé mercredi la suspension « jusqu’à nouvel ordre » de toutes les activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision, officialisée par un décret signé par le chef de l’État, le général Assimi Goïta, et lue à la radiotélévision nationale, s’inscrit dans une logique de durcissement du régime en place depuis les coups d’État successifs de 2020 et 2021.

                 Lire aussi : Et maintenant la CAN des coups d’État !

Le texte invoque des raisons d’ordre public pour justifier cette mesure exceptionnelle, interdisant toute activité ou manifestation à caractère politique. « Sont suspendus jusqu’à nouvel ordre pour raison d’ordre public les activités des partis politiques sur toute l’étendue du territoire national », précise le décret. La décision s’étend également aux associations et organisations revendiquant une identité politique.

L’opposition prévoyait une manifestation, ce vendredi

Cette annonce survient alors qu’une vaste coalition de partis prévoyait d’organiser vendredi une manifestation à Bamako. Ces partis entendaient protester contre une éventuelle dissolution des formations politiques et exiger un retour à l’ordre constitutionnel. Rassemblant une centaine de partis, la coalition réclame la fin de la transition politico-militaire au plus tard le 31 décembre 2025 et la publication d’un calendrier clair pour la tenue des élections.

Le climat politique s’est tendu ces dernières semaines, notamment après l’annonce, le 30 avril, de l’abrogation de la loi encadrant le fonctionnement.

 

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