Le Gabon reçoit 203 millions d’euros pour moderniser le Transgabonais

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Gabon : plus de 203 millions d'euros pour moderniser le TransgabonaisIllustration Transgabonais . DR
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L’Union européenne a annoncé qu’elle accordera un don de 30 millions d’euros (20 milliards de FCFA) pour les travaux de réhabilitation de l’unique chemin de fer du pays, long de 648 km reliant Libreville à Franceville.  Cette enveloppe, qui s’inscrit dans le cadre de son programme Global Gateway, viendra en complément d’un prêt de 173 millions d’euros (115 milliards de FCFA) de l’Agence française de développement (AFD). La déclaration d’intention relative à ce financement avec l’UE a été signée à la fin de l’année 2024.

Il faut souligner que la société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), qui exploite ce chemin de fer, est une filiale du groupe français Eramet et concessionnaire du Transgabonais. Selon l’ambassadeur français au Gabon, Fabrice Mauries ces fonds alloués au profit de la SETRAG permettront à cette dernière de poursuivre la remise à niveau de son réseau. En effet, ce financement lui permettra de poursuivre et d’accélérer la modernisation du réseau ferroviaire gabonais.

Lire aussi : Le Gabon a engrangé 1 944 milliards FCFA de ses exportations hors-pétrole en 2023

Les travaux de réhabilitation de cette ligne, entamés en 2017, incluent le renouvellement de la voie ferrée, la stabilisation des zones fragiles et la construction d’ouvrages tels que des ponts. Grâce aux fonds de l’UE et de l’AFD, 270 km de traverses en béton, de rails et d’aiguillages seront renouvelés. Le projet prévoit également la construction de 40 km de voies de dépassement, l’installation de systèmes de sécurité (signalisation lumineuse, passages à niveau, clôtures, passerelles) et la rénovation des gares d’Owendo et de Franceville.

Pour rappel, le premier tronçon du Transgabonais a été mis en service en 1978. Ce réseau ferroviaire souffre d’un vieillissement qui explique en grande partie la sous-performance de la SETRAG, ainsi que les déraillements et autres incidents fréquents, malgré une augmentation constante du trafic. Cette infrastructure joue un rôle clé, non seulement dans le transport des voyageurs, mais aussi dans l’exportation des ressources du pays, notamment les minerais (manganèse), le bois et d’autres biens.

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