Mali : la France amorce son désengagement

Temps de lecture :
Chars français quittant la ville de Gao (Mali) lors de l’opération Gustav, le 6 avril 2013 © AFP
A A A A A

C’est une annonce qui était attendue : la France va se désengagement progressivement du Mali. Une annonce qui survient alors que le pays a connu un deuxième coup d’État en mois d’un an, qui a crispé les relations Paris-Bamako.



«Nous allons amorcer une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel», a déclaré le président français lors d’une conférence de presse, en référence aux 5.100 soldats déployés dans le cadre de la force française Barkhane.



Cette transformation impliquera «la fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure» et la «mise en oeuvre d’une alliance internationale associant les États de la région et tous nos partenaires, strictement concentrée sur la lutte contre le terrorisme», a-t-il ajouté.



Ce repositionnement s’inscrit dans la volonté politique déjà esquissée par le chef de l’État français de réduire à moyen terme la présence militaire française dans la zone du Sahel.



À l’approche de l’élection présidentielle de 2022, cet effort militaire de longue haleine suscite aussi des interrogations croissantes en France, alors que 50 soldats ont été tués au combat depuis 2013.



Il faut dire aussi que la situation s’est compliquée ces dernières semaines avec la mort brutale du président Idriss Déby au Tchad, et surtout le deuxième coup d’État en neuf mois au Mali, pays central de l’opération Barkhane, qui a conduit Paris à suspendre ses opérations avec les forces maliennes.



«On ne peut pas souffrir l’ambiguïté. On ne peut pas mener des opérations conjointes avec des pouvoirs qui décident de discuter avec des groupes qui, à côté de cela, tirent sur nos enfants», a-t-il lancé. «Pas de dialogue et de compromission».


Recommandé pour vous

Énergie, inflation, alimentation : le FMI alerte sur les fragilités africaines

Le FMI alerte sur la vulnérabilité de plusieurs pays africains face au choc énergétique, qui menace les prix, les budgets publics et la sécurité alimentaire.

Kenya : vers un nouveau modèle de financement public

Le Kenya prépare une émission obligataire de 1,13 milliard de dollars pour financer son budget tout en cherchant à réduire sa dépendance à l’endettement public.

RDC : l’épidémie d’Ebola pourrait encore durer un an

En RDC, l’épidémie d’Ebola pourrait durer encore un an et son pic reste à venir. Découvrez les raisons de cette alerte sanitaire.

Mali : l’armée annonce la neutralisation d’un chef terroriste de « premier plan »

L’armée malienne affirme avoir neutralisé, par frappe de drone à Mougnan, un chef terroriste opérant au Mali et au Burkina Faso, lié au MUJAO.

Exportations agricoles françaises : l’Afrique subsaharienne devance le Maghreb

L’Afrique subsaharienne devient la première destination africaine des exportations agricoles françaises en 2025, devant l’Afrique du Nord, portée par la Côte d’Ivoire.

DOMINANCE Act

Avec le DOMINANCE Act, Washington veut sécuriser les minéraux critiques africains face à la Chine. Une stratégie qui ravive les débats sur la souveraineté du continent.
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire