| L'ESSENTIEL DE LA SEMAINE |
TCHAD : LES TROUPES FRANÇAISES ONT COMMENCÉ À QUITTER LEURS BASES |
Le retrait des troupes françaises du Tchad, demandé par le gouvernement tchadien, doit être finalisé d'ici au 31 janvier, marquant un tournant dans les relations bilatérales entre Paris et N’Djamena. Les premières étapes ont débuté à Faya-Largeau, où une trentaine de soldats ont quitté l’aérodrome stratégique, tandis que le matériel sera rapatrié par avion. Après Faya-Largeau, le retrait se poursuivra à Abéché et se conclura par la restitution du camp Kossei à N’Djamena. Faya-Largeau, site historique clé, rappelle le rôle stratégique de la région. Ce départ symbolise une transition vers une souveraineté accrue pour le Tchad après des décennies de coopération. ⇒ lire l'article |
LA BOAD SÉCURISE 336 MILLIARDS FCFA AUPRÈS DE SES PARTENAIRES INTERNATIONAUX |
Le conseil d'administration de la BOAD a approuvé un financement de 336 milliards FCFA (532,7 millions de dollars) en partenariat avec la KfW et la JICA pour soutenir des projets stratégiques dans l'UEMOA. Une ligne de crédit de 100 millions d’euros sera dédiée aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME), qui représentent 90% des entreprises et jouent un rôle clé dans l’emploi. Une subvention de 13,5 millions d’euros soutiendra la transformation numérique via le Fonds de transformation digitale (FTD). Enfin, un financement de 400 millions d’euros visera des projets d’infrastructures, d’énergie et d’agriculture, portant les engagements 2024 à près de 1000 milliards. ⇒ lire l'article |
LES FORCES VIVES DE GUINÉE NE VONT PLUS RECONNAÎTRE LA TRANSITION À PARTIR DU 31 DÉCEMBRE |
Les Forces Vives de Guinée annoncent qu’elles ne reconnaîtront plus l’autorité de la junte militaire après le 31 décembre 2024, estimant que la transition promise après le coup d’État de 2021 n’a pas été respectée. Elles dénoncent l’absence de progrès vers un retour à l’ordre constitutionnel et critiquent le report annoncé par les autorités au nom d’une prétendue « refondation de l’État ». Abdoul Sacko, coordonnateur des Forces Vives, appelle à une transition civile pour sortir de l’impasse et garantir un retour durable à la démocratie. La crise politique pourrait s’intensifier, sous l’œil attentif de la communauté internationale. ⇒ lire l'article |
TCHAD : L'OPPOSANT ET FRÈRE DE IDRISS DÉBY ITNO EST MORT |
Saleh Déby Itno, opposant et oncle paternel du président tchadien Mahamat Idriss Déby, est décédé au Caire après une évacuation médicale. Ancien militant du PSF, il avait rejoint le parti en début d’année sous la direction de Yaya Dillo, principal opposant à Mahamat Déby, tué en février lors d’un assaut militaire. Saleh Déby Itno a été arrêté lors de cet événement. Il a passé cinq mois en prison avant d’être libéré. Le PSF qualifie sa mort de meurtre lié à la répression de l’opposition qui sévit au Tchad. D'ailleurs, dimanche prochain, se tiendront les élections provinciales, locales et les premières législatives, une première depuis 2011. Cependant, l’opposition appelle au boycott, qualifiant ce scrutin de « mascarade » jouée d’avance. ⇒ lire l'article |
ÉVASION MASSIVE AU MOZAMBIQUE |
Mercredi 25 décembre 2024, plus de 1.500 détenus se sont évadés de la prison de haute sécurité de Maputo, Mozambique, après une rébellion. Ce pénitencier accueille plus de 3.000 prisonniers, dont des criminels condamnés pour des crimes graves. Cette évasion intervient dans un contexte de chaos national suite à l’annonce des résultats des élections générales du 9 octobre. Daniel Chapo, du Frelimo, parti au pouvoir, a été proclamé vainqueur avec 65,17% des voix, déclenchant des manifestations violentes et des pillages dans tout le pays. L’opposition, menée par Venâncio Mondlane, conteste les résultats et appelle à la résistance. ⇒ lire l'article |
OPPORTUNITÉS ÉCONOMIQUES MAROC-SÉNÉGAL |
Les deux pays liés par une amitié historique, explorent de nouvelles opportunités économiques et régionales. Lors d’une rencontre à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, et son homologue sénégalaise, Yassine Fall, ont échangé sur des initiatives stratégiques, telles que l’Initiative atlantique pour le Sahel et le gazoduc Afrique atlantique, témoignant d’une volonté commune d’intensifier leur partenariat au service du développement régional. ⇒ lire l'article |
MADAGASCAR : 53 KG D'OR SAISIS À L'AÉROPORT |
Les autorités douanières de Madagascar ont démantelé un réseau criminel qui tentait d'exporter illégalement 53 kg d'or depuis le terminal d'Ivato. Le porte-parole du gouvernement, Donna Mara, a expliqué que la mise en place de nouvelles mesures de contrôle au sein de l'aéroport a permis de mettre la main sur ce suspect qui transportait cette importante cargaison d’or. Soulignant que dans cette même affaire, un responsable au ministère des Affaires étrangères est actuellement recherché pour avoir signé les fausses autorisations permettant de faire sortir illégalement cette marchandise du pays. Dans la foulée, la totalité de l’or saisi a été déposée à la Banque centrale, comme c’est souvent le cas lors de ce type d’opération. ⇒ lire l'article |
BURKINA FASO : QUATRE FONCTIONNAIRES CONDAMNÉS |
Au Burkina Faso, quatre fonctionnaires ont été condamnés à des peines allant de 6 à 15 ans de prison ferme pour détournement de 2,8 milliards de francs CFA (4,2 millions d’euros) du Trésor public. Ces fonds, destinés à des programmes d’aide humanitaire, ont été détournés en falsifiant des chèques. Le principal accusé, un gestionnaire de compte, a écopé de 15 ans de prison, tandis que ses complices ont reçu des peines de 11, 8, et 6 ans. Ils devront également rembourser 8,5 milliards de francs CFA à l’État burkinabè. ⇒ lire l'article |
L’AFRIQUE DU SUD : 17.061 CAS D’ENLÈVEMENT EN UN AN |
L'Afrique du Sud a l'un des taux d'enlèvement les plus élevés en Afrique et dans le monde, malgré les efforts déployés par les autorités. Le pays a enregistré 17.061 cas d’enlèvement entre avril 2023 et mars 2024. La raison derrière l'ampleur de ce phénomène est que l'enlèvement est considéré comme une opportunité criminelle lucrative et à faible risque. D'ailleurs, l'Afrique du Sud a enregistré au cours de cette année 27.016 meurtres et 53.061 délits sexuels. ⇒ lire l'article |
LE BOTSWANA EN PROIE À UNE RÉCESSION ÉCONOMIQUE |
L'économie du Botswana est en proie à une dépression, principalement en raison des faibles revenus miniers et de la lenteur de la diversification. En effet, en l'espace de 10 mois, les exportations de diamants ont chuté de 50%, affectant sérieusement la croissance économique, a révélé la Banque centrale botswanaise. Cette situation ne fait qu'aggraver le chômage dans le pays. En 2019, le chiffre du chômage se situait à un peu moins de 200.000, mais a grimpé jusqu'à 287.000 enregistrés à la fin du premier trimestre de cette année s'établissant à 363.478. ⇒ lire l'article |
NIGER : 27 TERRORISTES TUÉS PAR L'ARMÉE DANS L'OUEST DU PAYS |
L'armée nigérienne a annoncé avoir tué au moins 27 terroristes et en avoir capturé 18 autres, lors de plusieurs opérations de sécurisation menées dans l'ouest du pays entre le vendredi et le samedi. Le bulletin de l'armée rapporte que les affrontements se sont déroulés à Karey-Goussou, Lamdou et Dolbel. Selon la source officielle du pays, les terroristes en question appartiennent à des groupes comme Al-Qaïda et Boko Haram. Ce type d'affrontement n'est pas nouveau dans le pays et perdure depuis plusieurs années. ⇒ lire l'article |
AES - CEDEAO : LA RUPTURE ACTÉE |
Les tensions entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’intensifient. Après avoir annoncé leur retrait de l’organisation régionale en janvier 2024, le Mali, le Niger et le Burkina Faso rejettent le délai de rétractation de six mois proposés par la Cedeao lors d’un sommet à Abuja. Dans une déclaration commune, les dirigeants de l’AES dénoncent des « actions de déstabilisation » et appellent à une vigilance militaire accrue. ⇒ lire l'article |
RDC : LA MONUSCO ENCORE PRÉSENTE POUR UN AN |
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de prolonger le mandat de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) pour une nouvelle année, soit jusqu'au 20 décembre 2025. Le but est de maintenir la stabilité en République Démocratique du Congo (RDC). Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé que la MONUSCO maintiendra son effectif maximum autorisé pour mener à bien sa mission. Celle-ci consiste à assurer la protection des civiles, appuyer le renforcement et la stabilité des institutions publiques, ainsi que les principales réformes de la gouvernance et de la sécurité. ⇒ lire l'article |