| Bonsoir, Le dernier rapport du HCP dessine un pays en mutation, où la pauvreté recule, mais où la vulnérabilité s’accroît. L’urbanisation creuse l’écart entre villes et campagnes, la classe moyenne vacille, et les inégalités persistent. Croissance et progrès social peuvent-ils enfin avancer de concert ? L’enjeu est clair : bâtir un développement inclusif, pour que le Maroc de demain ne soit pas celui des laissés-pour-compte. Sur le continent africain, une nouvelle dynamique s’amorce. L’élection de Mahamoud Ali Youssouf à la tête de la Commission de l’Union africaine signe peut-être un tournant. Diplomate aguerri, il prend les rênes d’une organisation en quête d’efficacité, face aux crises qui embrasent la RDC, le Soudan et bien d’autres régions. Son pragmatisme sera déterminant, tout comme les alliances qui l’ont porté au pouvoir. Mais pourra-t-il faire de l’UA un véritable acteur du changement et non un simple spectateur des drames africains ? Au niveau européen, le chiffre est glaçant : plus de 120.000 refoulements aux frontières extérieures de l’Union européenne en 2024. Derrière ces expulsions, des destins brisés, des vies ballotées au gré d’une politique toujours plus répressive. L’asile, jadis droit fondamental, devient une variable d’ajustement, sacrifiée sur l’autel de la sécurité et du repli. Battus, abandonnés, privés d’avenir, ces exilés sont la face sombre d’une Europe qui renie ses idéaux. Jusqu’où ira cette fuite en avant ? La question n’est pas seulement morale, elle est existentielle : en restreignant l’accueil, l’UE ne compromet-elle pas son propre avenir ? À demain ! Suivez-nous sur Google actu ou sur notre chaine WhatsApp pour rester informé en temps réel. |