| Bonsoir, Le contrôle parlementaire, pourtant essentiel à toute démocratie, peine toujours à s’imposer au Maroc. Malgré 2.932 questions posées lors de la dernière session, seules 34% ont reçu une réponse gouvernementale. Certes, l’opposition se montre plus active, mais l’exécutif, lui, traîne des pieds. Avec des délais de réponse dépassant parfois 75 jours, l’impact de ces interpellations s’en trouve largement affaibli. Sans réformes structurelles – qu’il s’agisse d’un renforcement du cadre réglementaire, d’une médiatisation accrue des débats ou d’un suivi rigoureux des engagements pris – ce levier démocratique restera inefficace. Un Parlement ne doit pas seulement questionner, il doit contraindre. Dans un autre registre, la régularisation des salaires des fonctionnaires de l’Éducation nationale apporte enfin un soulagement à des milliers d’enseignants. Des arriérés, parfois attendus depuis des années, sont en cours de paiement. Si l’initiative est louable, elle n’efface pas pour autant les années de retard ni l’inefficacité administrative qui l’a précédée. Le véritable enjeu demeure : comment éviter que ces dysfonctionnements ne se reproduisent ? Les syndicats, eux, restent prudents et attendent des réformes pérennes plutôt que des corrections ponctuelles. Enfin, alors que la concurrence s’intensifie, le marketing peine encore à s’imposer comme un levier stratégique. Lors des Impériales 2025, experts et dirigeants ont rappelé l’urgence pour les marketeurs de démontrer leur impact en traduisant leurs actions en indicateurs financiers clairs. À l’ère du digital, le marketing n’est plus un luxe, mais un moteur de croissance. Encore faut-il qu’il trouve sa place au cœur des décisions stratégiques. À demain ! Suivez-nous sur Google actu ou sur notre chaine WhatsApp pour rester informé en temps réel. |