| L'ESSENTIEL DE LA SEMAINE | PLUS DE ROAMING DANS LA ZONE AES | Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont signé un accord historique supprimant les frais de roaming entre leurs territoires. Désormais, les appels et SMS en itinérance seront sans surcoût, avec la gratuité de réception garantie. Cette mesure vise à renforcer les échanges et l'intégration entre les populations des trois pays, illustrant leur volonté de construire un espace commun. Créée en 2024, l'AES regroupe 72 millions d'habitants. Une "confédération" qui s'est retirée de la CEDEAO, affirmant son indépendance face aux instances régionales. ⇒ lire l'article | NOUVEAU GOUVERNEMENT AU MALI | Le Mali a formé un nouveau gouvernement de 28 membres, marqué par le départ de sept ministres et la reconduction des titulaires des portefeuilles stratégiques. Le général Abdoulaye Maïga, 43 ans, ancien ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, a été nommé premier ministre après le limogeage de Choguel Maïga. Il conserve son portefeuille actuel. Sadio Camara (Défense) et Daoud Aly Mohammedine (Sécurité) restent en poste, tandis qu’Abdoulaye Diop demeure aux Affaires étrangères. Trois femmes, dont le colonel Assa Badiallo Touré à la Santé, intègrent l’équipe gouvernementale. ⇒ lire l'article | LA DISPARITION DE BOUALEM SANSAL INQUIÈTE LA FRANCE | L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, arrêté à l’aéroport d’Alger samedi, reste introuvable, suscitant une vive préoccupation en France. Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude et réaffirmé son attachement à la liberté d’expression de cet intellectuel de 75 ans. L’arrestation survient dans un contexte tendu entre la France et l’Algérie, notamment autour de la question du Sahara. Sansal, connu pour ses critiques du régime algérien, a souvent été controversé. Tandis que des figures politiques françaises appellent à son soutien, l’affaire s’entrelace avec celle de Kamel Daoud, autre écrivain algérien pris pour cible par le régime. ⇒ lire l'article | MALI : ABDOULAYE MAÏGA NOUVEAU PREMIER MINISTRE | Le président malien Assimi Goïta a nommé le général Abdoulaye Maïga premier ministre, après le limogeage de Choguel Kokalla Maïga. Ce dernier, en poste depuis juin 2021, avait critiqué la gestion de la transition, évoquant des risques de confusion. Le décret officiel, lu à la télévision d’État, officialise ce remaniement dans un contexte politique tendu. Les autorités de transition, au pouvoir depuis 2020, avaient initialement promis de rendre le pouvoir à des civils élus d’ici mars 2024. Cette décision marque un nouvel épisode dans la délicate gestion de la période transitoire au Mali. ⇒ lire l'article | POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE, LE BURKINA FASO NATIONALISE | Le Burkina Faso a décidé, lors du Conseil des ministres du 20 novembre 2024, de nationaliser la Société de fabrique d’aliments pour bétail (SOFAB) et la Société de production de lait et de produits laitiers. Ces entreprises, mal gérées et en difficulté financière, seront remplacées par deux sociétés d’État : Faso Guulgo et Faso Kosam. L’objectif est de renforcer la souveraineté alimentaire et de relancer la production animale et laitière. Par ailleurs, trois décrets liés au nouveau code minier ont été adoptés, permettant à l’État de renforcer sa participation dans les sociétés d’exploitation et de moderniser la gestion des ressources minières. ⇒ lire l'article | MALI : LIMOGEAGE AU SOMMET | La junte malienne a limogé, le 20 novembre, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son gouvernement. Nommé en 2021 après un second coup d’État, Maïga avait récemment critiqué la mainmise des militaires sur la transition politique et dénoncé un manque de transparence. Ces déclarations, combinées à une opposition croissante au sein du Mouvement du 5-Juin (M5-RFP), ont précipité son départ. Ce limogeage renforce les incertitudes dans un Mali en crise, confronté à l’instabilité politique et au jihadisme, alors que la junte reste silencieuse sur une éventuelle date de retour à un pouvoir civil. ⇒ lire l'article | COOPÉRATION MILITAIRE FRANCO-IVOIRIENNE RENFORCÉE | Les Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) et les Forces françaises mènent un exercice conjoint du 18 au 30 novembre dans la région de Gbèkè. Cet entraînement aéroterrestre vise à renforcer l’interopérabilité pour mieux protéger l’espace aérien. Des survols tactiques seront réalisés, occasionnant des nuisances sonores. Face aux menaces terroristes croissantes en Afrique de l’Ouest, cet exercice s’inscrit dans un plan global de modernisation des forces armées ivoiriennes. Par la coopération militaire avec des partenaires comme la France, la Côte d’Ivoire entend renforcer ses capacités de défense et contribuer à la stabilité régionale. ⇒ lire l'article | INSTITUTIONS AFFAIBLIES EN AFRIQUE DU SUD | L’Afrique du Sud doit renforcer ses institutions publiques, affaiblies par la capture de l’État et une corruption systémique, selon Shamila Batohi, directrice de l’Autorité nationale des poursuites judiciaires (ANP). Elle a dénoncé le rôle des secteurs public et privé, où des acteurs tels que banquiers et auditeurs ont facilité ces pratiques. Malgré les recommandations de la Commission d’enquête sur la capture de l’État, l’opposition juge insuffisantes les actions du gouvernement. Le président Cyril Ramaphosa a souligné l’impact dévastateur de ce réseau criminel sur les finances publiques, appelant à des réformes urgentes pour restaurer la gouvernance et la confiance citoyenne. ⇒ lire l'article | LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE JUSTE EN AFRIQUE | Lors d’une table ronde à Johannesburg, des experts ont alerté sur le coût élevé du capital en Afrique, sept fois supérieur à celui des pays développés en 2021, freinant la transition énergétique juste sur le continent. Les contraintes budgétaires, la dette et l’accès limité aux technologies aggravent cette situation, dans un contexte de systèmes financiers mondiaux inadaptés. Les intervenants appellent à une coopération renforcée pour intégrer l’équité dans les stratégies climatiques, créer des emplois durables, et promouvoir l’industrialisation locale. L’objectif : garantir une transition inclusive alignée sur les engagements climatiques et le développement résilient à faible émission de carbone. ⇒ lire l'article | OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE | L'Afrique a besoin de 1.300 milliards de dollars par an pour atteindre ses objectifs de développement durable (ODD) d'ici 2030, selon Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA-ONU). Le continent fait face à une dette extérieure de plus de 1.000 milliards de dollars et des paiements d'intérêts élevés, ce qui limite sa capacité à financer son développement. La pauvreté a augmenté, touchant 476 millions de personnes, en grande partie en raison des catastrophes climatiques. Gatete appelle à une réforme de l'architecture financière mondiale pour mieux répondre aux besoins de l'Afrique. ⇒ lire l'article | VICTOIRE DE PASTEF, ET APRÈS ? | Le parti Pastef, dirigé par Ousmane Sonko, a remporté une large majorité lors des législatives sénégalaises de novembre 2024, avec près de trois quarts des sièges. Cette victoire renforce la position de Sonko, qui, après huit mois de cohabitation avec le président Bassirou Diomaye Faye, peut désormais mettre en œuvre ses réformes. Le Sénégal, confronté à des défis économiques comme le chômage des jeunes et le coût de la vie, attend des actions concrètes pour améliorer le quotidien des citoyens. Sonko devra répondre aux attentes populaires en matière de justice sociale et de transformation économique. ⇒ lire l'article | RÉFÉRENDUM AU GABON | Au Gabon, la nouvelle constitution présentée par le régime militaire du général Brice Oligui Nguema a obtenu 91,8% de votes favorables lors du référendum, mais la participation a atteint seulement 53,54%, bien en-deçà des attentes. Ce texte prévoit un mandat présidentiel de sept ans renouvelable une fois, un régime présidentiel fort sans Premier ministre, et exclut la transmission dynastique du pouvoir. Le général Oligui a promis de rendre le pouvoir aux civils après les élections présidentielles prévues pour août 2025. Les résultats définitifs seront validés par la cour constitutionnelle. ⇒ lire l'article | |