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L’alimentaire stimule l’inflation

En mars, les prix à la consommation ont augmenté de 1,5% par rapport à leur niveau au même mois en 2019 selon le HCP. Les prix des produits alimentaires se sont renchéris de 2,8% par rapport à la même période l’année dernière. La sécheresse et la pandémie, ayant conduit au confinement, déséquilibrent l’offre et la demande. Sur la même période, l’indice des produits non alimentaires a enregistré une hausse de seulement 0,7%.

Par J.R.Y, Publié le 22/04/2020 à 17:31, mis à jour le 22/04/2020 à 17:36
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L’alimentaire stimule l’inflation

Le panier de la ménagère s’est renchéri de 0,4% en mars par rapport à février et de 1,5% par rapport à mars 2019. La hausse des prix est stimulée par les produits alimentaires. Ces produits représentent environ 20% du panier de consommation des ménages.

 

Une inflation plus importante que prévu

La sécheresse et la pandémie, ayant conduit au confinement, déséquilibrent les termes de l’offre et de la demande. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 2,8% par rapport à la même période l’année dernière (mars 2019). Sur la même période, l’indice des produits non alimentaires a enregistré une hausse de 0,7%, dont une hausse de 2,7% pour l’Enseignement, 1,2% pour la Santé, 1,5% pour l’habillement et les chaussures. Par contre, les prix ont baissé de 1,4% pour le Transport et les frais de communication de 0,2%.

Les ménages devraient être les grands bénéficiaires de la chute des cours du pétrole à travers les prix à la pompe. Seulement, dans le contexte que nous vivons, les bénéfices sont limités. Aux niveaux actuels, les prix du pétrole devraient aussi contribuer à baisser les coûts de production des entreprises et possiblement impacter leurs prix de vente et donc le pouvoir d’achat des ménages. Au redémarrage de l’économie, ce sera peut-être un petit éclairci.

En moyenne, les prix ont progressé de 1,3% depuis le début de l’année. En mars dernier, la Banque centrale prévoyait une inflation à 0,7% pour l’ensemble de l’année. Dans une récente note, CDG Capital table sur 1,3% sous l’effet de la reprise de l’indice des prix à la consommation alimentaire (hausse supérieure à 2% attendue par CDG Capital). De son côté, le CMC prévoit une inflation à un niveau bas cette année dans sa dernière prévision de croissance. Après trois mois, les prix se sont renchéris dans toutes les villes prises en compte avec des amplitudes différentes. Les plus fortes hausses ont été enregistrées à Guelmim (+2,8%), Al Hoceima (+2,4%) et Marrakech (+2,1%). À Tanger, Settat et Beni-Mellal, les prix à la consommation ont augmenté de 2% et de 1,1% à Casablanca, 1,2% à Rabat et Agadir, 0,6% à Kénitra et Oujda.

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