La troisième édition du Country Risk Atlas d’Allianz Trade mérite d’être appréhendée moins comme un instrument assurantiel que comme une grille de lecture des déséquilibres systémiques qui traversent les économies africaines contemporaines.
La reconduction de l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) par Washington est présentée comme une victoire pour les économies africaines. À lire les communiqués officiels, il s’agirait d’un geste de partenariat, presque de solidarité commerciale.
L’attaque menée dans la nuit de mercredi à jeudi contre l’aéroport international de Niamey dépasse le simple fait divers sécuritaire. Par sa cible, par les réactions qu’elle a suscitées et par les accusations qu’elle a ravivées, elle illustre les tensions multiples auxquelles le Niger est confronté depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.
Le président ougandais Yoweri Museveni est en tête selon les résultats provisoires de l’élection présidentielle de jeudi. Les résultats publiés vendredi donnent Museveni vainqueur avec 76% des voix, sur la base des résultats de 45% des bureaux de vote du pays. En 1986, Yoweri Museveni arrivait au pouvoir auréolé d’une promesse historique. Après des décennies de coups d’État, de guerres civiles et de massacres, il jurait que l’Ouganda ne connaîtrait plus jamais la violence politique.
À chaque fin d’année, les vœux présidentiels se ressemblent. Même décor, même ton solennel, mêmes promesses de lendemains meilleurs. Mais en Afrique, l’exercice est rarement anodin. Derrière les mots choisis pour clore l’année, ce sont des stratégies de pouvoir qui se dessinent, et parfois se justifient.
À la veille d’élections majeures en Centrafrique dont la présidentielle, la question sécuritaire domine le débat politique. Dans un pays longtemps morcelé par les groupes armés, le retour relatif à l’ordre constitue aujourd’hui l’argument central du pouvoir en place. Cette stabilisation porte un nom : Wagner, le groupe paramilitaire russe devenu, au fil des années, un partenaire clé du gouvernement de Bangui.
La tentative de coup d’État de dimanche au Bénin a été vite annoncée comme “maîtrisée”. C’est vrai, mais ce serait trop simple de s’arrêter là. Car derrière les communiqués bien rangés, derrière les déclarations officielles, il y a tout un non-dit politique, et surtout une question qui revient avec insistance : que reste-t-il réellement du rôle sécuritaire de la France en Afrique de l’Ouest ?
Il aura suffi d’un communiqué de quelques lignes pour rallumer un feu que l’on croyait éteint. En repoussant d’une semaine la date de libération des joueurs pour la CAN 2025, la FIFA a fait plus que froisser quelques sélectionneurs africains : elle a ravivé un vieux ressentiment, celui d’un continent qui se bat depuis des décennies contre une discrimination structurelle parfaitement assumée.