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La presse arabophone du 16 avril 2020

La distanciation sociale démontre son efficacité au Maroc | El Ferdaous répare les erreurs d'Abyaba | La faible marge de gain des masques sanitaires décourage les pharmacies | Les écoles privées refont le « bad buzz » | L'état d'urgence sanitaire affecte les récoltes agricoles | Béni-Mellal, ville libérée (provisoirement ?) du nouveau coronavirus

Par Iliasse E., Publié le 16/04/2020, mis à jour le 16/04/2020
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La presse arabophone

AKHBAR-AL-YOUM : La distanciation sociale démontre son efficacité au Maroc. Les mesures entreprises par le Maroc, dont l'isolement sanitaire et l'encouragement à la distanciation sociale, ont permis «d'éviter un scénario de 6000 décès». Le quotidien se fait l'écho des propos tenus par le ministre de la Santé, Khaled Aït Taleb, mardi 14 avril au Parlement. Selon un document que le quotidien a pu consulter, les cas de rémissions ont augmenté dès la 3e semaine du confinement, et ceux de décès également une semaine après l'adoption du traitement par la chloroquine. La distanciation et l'isolement ont permis de baisser «progressivement» le facteur de transmission du virus (Ro), constate le journal.

 

El Ferdaous répare les erreurs d'Abyaba. Une journée seulement après la parution du décret de sa nomination en tant que ministre de la Culture, Othman El Ferdaous a débloqué un épineux dossier en suspens. Il a réglé la situation administrative des subventions de l'état destinées à 5 médias (dont Akhbar Al-Yaoum et Alyaoum24) d'un reliquat de 2,77 millions de dirhams, montant que les journaux attendaient depuis plus de 4 mois. Cette action, plébiscité par le journal, met fin à «l'abus manifeste et l'injustice injustifiée» de l'ancien ministre, Hassan Abyaba, qui menait une «opération d'exécution manifeste» contre Akhbar Al-Yaoum, se réjouit le quotidien.

 

 

ASSABAH : La faible marge de gain des masques sanitaires décourage les pharmacies. La décision de l'État de fournir des masques sanitaires à prix unifié (80 centimes) a levé le voile sur le côté sombre des pharmaciens, énonce le journal. Après un tour effectué dans plusieurs pharmacies de Casablanca, le quotidien a constaté que toutes arboraient la pancarte "Pas de masques disponibles". La raison, expriment des sources concordantes, serait la (très) faible marge de gain à réaliser sur ces produits. D'un accord tacite et unanime, les pharmacies ne commandent plus les masques sanitaires, poursuit le journal, ratant l'occasion de faire preuve du corps national solidaire face à la pandémie.

 

Les écoles privées refont le «bad buz». Sur les 810155 salariés en arrêt de travail temporaire, et inscrits par leurs employeurs pour bénéficier de l'indemnité forfaitaire mensuelle de 2000 DH fournie par le Fonds Spécial auprès de la CNSS, les établissements d'enseignement privés en ont déclaré près de 48000. Le ministre de l'Emploi, Mohamed Amekraz, s'est étonné de ce chiffre, déclarant que ces établissements ont encaissé les frais de scolarité du mois de mars, voire du reste de l'année. «Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Il faut revoir les critères d'acceptation des déclarations», s'est indigné le ministre, en avertissant que des cliniques et des cabinets médicaux ont emboîté le pas aux écoles privées.

 

 

AL-MASSAE : L'État d'urgence sanitaire affecte les récoltes agricoles. Un grand nombre de propriétaires de moissonneuses-batteuses recherchent une autorisation de déplacement pour les régions où la saison des récoltes a commencé. Cette période est la seule où ils peuvent profiter de leurs machines, mais ils sont actuellement "interdits" de quitter les localités où ils se trouvent, indique le journal. L'offre en moissonneuse se raréfie dans plusieurs régions, et certaines cultures nécessitent d'être récoltées rapidement sous peine de pourrissement. Le temps d'action des agriculteurs et des moissonneurs est compté.

 

AL-AHDATH : Béni-Mellal, ville libérée (provisoirement ?) du nouveau coronavirus. Les deux derniers malades du Covid-19 hospitalisé à Béni Mellal ont quitté l'hôpital le 14 avril. Il s'agit d'un homme de 40 ans et d'une femme de 21 ans, arrivés à l'hôpital dans un état critique, mais qui ont pu s'en sortir. Le Délégué régional de la Santé, Khalid Ben Rahal, a déclaré au journal que l'hôpital abrite encore trois cas suspects en attente des résultats de leurs analyses. La ville a enregistré jusque-là trois cas seulement, le premier ayant été détecté post-mortem le 29 mars dernier.

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